Les motivations de l’automobiliste qui a attaqué des militaires devant la mosquée de Valence

AFP – L’enquête se poursuit pour connaître les motivations de l’automobiliste qui a attaqué, vendredi 1er janvier, des militaires stationnés devant la grande mosquée de Valence (Drôme). Des « images de propagande djihadiste » ont été retrouvées sur l’ordinateur de l’agresseur, mais le parquet de Valence a affirmé samedi que la piste terroriste restait pour l’instant écartée.

Ce qu’il s’est passé

Un homme a foncé en voiture, vendredi, sur quatre militaires postés devant la grande mosquée de Valence. Le véhicule est revenu à la charge et les militaires ont ouvert le feu au deuxième assaut, blessant grièvement le conducteur au bras et à la jambe. L’un des quatre militaires a été touché par le véhicule et légèrement blessé au genou et au tibia. Un fidèle, âgé de 72 ans, a aussi été légèrement blessé à une jambe par une balle perdue.

Que sait-on de l’agresseur ?

Le conducteur du véhicule est âgé de 29 ans et originaire de Bron, dans la banlieue lyonnaise. Inconnu des services de police, il a été hospitalisé puis opéré à Valence, sous le régime de la garde à vue. Le procureur de la République de Valence, Alex Perrin, a affirmé que l’homme avait « manifestement (…) agi en solitaire ».

Des motivations « pour l’instant inexplicables »

Pour le procureur, l’agresseur, qui aurait dit « Allahou akbar ! » (« Dieu est le plus grand ! ») lors de l’attaque, semble avoir « un lien avec une certaine religiosité ». Mais « rien ne renvoie à l’appartenance à un réseau quelconque » et ses motivations sont « pour l’instant inexplicables ».

Dans des propos « confus » aux secouristes, l’homme a dit qu’il souhaitait « tuer des militaires » parce que « des militaires tuaient des gens ». Dans les instants suivant sa neutralisation, l’homme a dit souhaiter « être tué par des militaires, comme si c’était une façon de se présenter comme un martyr ».

Où en est l’enquête ?

Le parquet a décidé d’écarter pour le moment la piste terroriste. Ni arme ni explosif n’ont été trouvés à l’intérieur de la Peugeot 307 break rouge utilisée par l’agresseur. Une information judiciaire pour « tentative d’homicide sur personnes dépositaires de l’autorité publique » sera ouverte dimanche à Valence. La section antiterroriste du parquet de Paris a décidé de ne pas se saisir du dossier.

Des « images de propagande djihadiste » ont été retrouvées par les enquêteurs sur son ordinateur, mais celles-ci « peuvent être tout à fait trouvées par n’importe qui sur Internet » a précisé M. Perrin.

Lors de sa première audition à l’hôpital dans l’après-midi, le suspect « n’a pas contesté la matérialité [des faits] et sa volonté effectivement de renverser les militaires, de les agresser, de les tuer peut-être aussi »,. Dans le même temps, des témoins, le voisinage et la famille ont été entendus par les enquêteurs afin de tenter de déterminer les motivations de l’agresseur.




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