Bayern Munich: lever les doutes avant Liverpool

« Ce match nous donne la direction pour le match suivant ». Niko Kovac, l’entraîneur du Bayern, n’en fait pas mystère: il alignera sa meilleure équipe vendredi (20h30) à Augsbourg en championnat pour préparer le choc contre Liverpool mardi.

A quatre jours du sommet de Ligue des champions contre les « Reds » de Jürgen Klopp, l’entraîneur bavarois a deux impératifs, qui lui interdisent de prendre le moindre risque: ne lâcher aucun point en championnat pour essayer de revenir sur Dortmund, qui compte toujours cinq longueurs d’avance avant cette 22e journée. Et rétablir la confiance d’une équipe qui continue de douter.

« Nous n’avons aucune raison de ménager qui que ce soit », a déclaré Kovac: « C’est une chance pour nous de revenir dans le jeu en Bundesliga, et ce match est important pour nous donner une impulsion ».

Kovac jouera d’autant plus la sécurité que Augsbourg, modeste 15e, était venu chiper un point à l’Allianz Arena au match aller, marquant le début de la crise qui a failli lui coûter son poste fin novembre.

Dortmund, douché par sa lourde défaite 3-0 mercredi en Ligue des champions contre Tottenham, ne jouera que lundi soir, en déplacement chez la lanterne rouge Nuremberg.

Tombés à neuf points du Borussia à la trêve, les Bavarois ont regagné un peu du terrain perdu depuis un mois. Mais cette lente remontée ne dissimule pas certaines faiblesses inquiétantes: des passages à vide imprévisibles, une difficulté à tenir un résultat, et surtout une défense loin d’être hermétique.

« Nous n’arrivons pas à être dominateurs comme ces dernières années. Nous ne sommes pas assez sereins », admettait Joshua Kimmich juste après la défaite 3-1 le 2 février à Leverkusen. Quelques jours plus tard, le Bayern a dû attendre la prolongation pour s’imposer 3-2 contre Berlin en coupe d’Allemagne, de nouveau après avoir mené au score.

Le changement de génération, voulu et initié par les dirigeants du club, n’est pas si facile à gérer pour l’entraîneur. Robben, Ribéry, Boateng ou Müller ne sont plus au niveau qui a fait d’eux des champions d’Europe en 2013. Leurs successeurs, la génération des Tolisso, Coman, Gnabry et Goretzka, montent lentement en puissance, mais n’ont pas encore ébloui l’Europe ou le monde.

Entre les frustrations de ceux qui restent sur le banc et l’absence de meneurs clairement identifiés dans le groupe, l’ambiance semble parfois tendue. « Les signaux d’alarme actuels le prouvent: la structure et l’état d’esprit de l’équipe doivent changer fondamentalement », écrivait il y a quelques jours le magazine Kicker, la référence du foot allemand.

A Augsbourg, le capitaine et gardien Manuel Neuer, tout juste guéri d’une blessure à la main, pourrait retrouver sa place. A moins qu’il demande à ne pas jouer pour se préserver avant Liverpool.

Le Colombien James, qui n’arrive pas vraiment à s’imposer malgré un énorme talent, sera lui probablement dans le onze de départ, à la place de Thomas Müller suspendu pour les deux rencontres contre Liverpool. Devant, les jeunes Kingsley Coman et Serge Gnabry ont pour le moment pris le pouvoir sur les ailes, au détriment du légendaire duo « Rib-Rob » (35 ans tous les deux): Arjen Robben est blessé, et Franck Ribéry relégué au rôle de remplaçant.




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