Blocage à l’ANCFCC : Les topographes organisent un sit-in à Rabat

 

Rien ne va plus entre les ingénieurs géomètres topographes et la direction du cadastre relevant de Ancfcc (Agence National de la Conservation Foncière, du Cadastre et de la Cartographie). Les ingénieurs géomètre topographes devraient organiser un sit-in, jeudi 12 avril à Rabat, devant le siège de leur instance ordinale (Ordre National des Ingénieurs Géomètres Topographes – ONIGT, pour protester contre ce qu’ils considèrent comme un abus du directeur du Cadastre, Najib Benzouina.

Celui-ci « a émis une note de service (n°433) qui oblige les ingénieurs géomètres topographes à produire une attestation de situation régulière avec l’Ordre des ingénieurs géomètres-topographes afin de voir leur dossiers accepté », a indiqué My Hicham Bourza, IGT à asablanca, s’estimant lésés dans une déclaration à Al Bayane.

« Avec cette note, Benzouina a créé un énorme blocage au sein du service du cadastre de la conservation foncière au niveau de tout le Maroc », a-t-il dit en donnant l’exemple d’un projet sur lequel il travaille avec « Al Omrane » dans le cadre d’une opération de lutte contre l’habitat insalubre.

« Il y a une dizaine d’ingénieurs qui sont bloqués. Cette note a définitivement bloqué la conservation foncière au Maroc. La preuve : ils refuse actuellement un projet que l’Etat a décidé de mettre en œuvre pour éradiquer l’habitat insalubre et ils exigent de moi d’apporter un document attestatant la régularisation de ma situation vis-à-vis de l’ONIGT  ».

Dénonçant un « abus de pouvoir » de la part de la direction du cadastre, Bouraza raconte qu’il a tout fait pour régulariser sa situation, mais en vain.

« J’ai essayé de récupérer cette attestation de la part de l’ordre, mais malheureusement ils ont refusé de me la délivrer alors que je suis acquitté de ma cotisation, les assurances et tout ce qu’ils exigent et ce malgré l’intervention des élus qui ont assuré au président que j’ai rempli toutes les conditions requises», a-t-il indiqué.

« Ces gens promulguent des lois au lieu de la loi qui régit notre métier qui stipule que tout inscrit au tableau a le droit d’exercer. C’est une porte de l’abus du pouvoir qui a été ouverte par le directeur du cadastre et qui ne semble se refermé de sitôt. On a même l’impression qu’elle annonce de nouveaux abus », s’est-il indigné.

Notant que ce cas concerne plusieurs autres ingénieurs, Bouraza a indiqué que « le Syndicat National des ingénieurs topographes a publié un communiqué dans lequel il exprime sa solidarité et appelle l’ouverture d’enquête concernant la légalité de cette note du directeur du cadastre qui a bloqué le secteur ».

« On nous a imposé de payer une cotisation de 2500 Dhs alors que durant les dernières années ça été de l’ordre de 20.000 à 30.000 », a-t-il noté.

Et de donner l’exemple des architectes. « Les architectes ont déjà connu une situation pareille quand l’ancien ministre de l’Intérieur, Driss Basri, avait émis une note (n° 399) qui interdisait aux architectes l’acceptation de leur dossier au niveau de l’Intérieur jusqu’à ce qu’ils régulent leur situation avec l’ordre. Une note qui a été annulée par Driss Jettou en 2001 alors ministre de l’Intérieur ».

 

 




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