De la nécessite d’une audace budgétaire

Portée par une conjoncture internationale favorable et des équilibres fondamentaux solides et conforté par une confiance prometteuse des opérateurs locaux et étrangers, l’économie marocaine offre tous les ingrédients et conditions pour s’engager dans une stratégie de relance solide et durable dès 2016. En toute logique, le gouvernement et la majorité, fortement plébiscités par les urnes lors des dernières élections locales et régionales, avaient la possibilité d’opter pour un vrai budget de relance économique. Un budget audacieux et résolument tourné vers l’avenir. Autrement dit, un budget bien planifié, pluriannuel et surtout très ambitieux.

Bref, le gouvernement avait les moyens pour mettre le pays sur les rails d’une vraie relance économique forte et équilibrée. Surtout que tous les indicateurs politiques et électoraux laissent présager une reconduction presque assurée et confortable de l’actuelle majorité aux affaires lors des élections de 2016.

Sur la base de calculs politiciens de bas étage et favorisant la prudence et la concertation, il a, par contre, éviter de jouer cette carte et il est resté prisonnier d’un classicisme budgétaire stérile.

Par manque de courage politique, certes, mais aussi à cause de l’absence de stratégie financière claire, le gouvernement s’est laissé emporté par des calculs partisans dérisoires, qui ne lui ont même épargné les critiques systématiques d’une opposition désabusée par sa défaite électorale et son impopularité.

La maîtrise des outils techniques pour l’élaboration d’un vrai budget de relance a également fait défaut à l’équipe chargée de l’élaboration du PLF 2016. La politisation du HCP, censé doter l’exécutif des données nécessaires pour améliorer sa visibilité, contribue fortement à ce ratage qui pourra coûter cher au pays.

Un autre rendez-vous raté qu’on risque de regretter à très court terme, notamment, si la clémence du ciel nous fait défaut cette année. Le PPS a été le seul parti de la coalition, par la voix de son expert averti, Mohammed  Grine, à le dire.

NEA




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