El Alamy : « Le dossier marocain a des arguments solides et de très forts appuis » 

Le comité de candidature du Maroc pour l’organisation de la Coupe du monde 2026 de football affiche sa ferme détermination à défendre jusqu’au bout l’ambition marocaine. C’est ce que reflète l’exposé du président du comité, Moulay Hafid Elalamy, lors d’une conférence dédiée à la présentation de la candidature marocaine organisée samedi 17 mars 2018 à Casablanca.

« Le sifflet de l’arbitre, c’est pour le 13 juin prochain. Au niveau du comité, on ne déposera pas les armes pour aller convaincre là où il faut convaincre. On ne s’arrêtera pas et on ne ménagera aucun effort », a-t-il affirmé devant les représentants de la presse nationale et internationale.

Considérant comme « assez suffisant » le temps qui reste avant la date fatidique du 13 juin (jour de désignation du pays hôte de la coupe du monde), le président du comité de candidature a assuré que « l’ensemble des ambassadeurs de la candidature marocaine, en outre des ambassadeurs et consuls en poste, sillonnent les quatre coins du monde pour défendre la candidature marocaine ».

Interpellé par les journalistes sur l’arrivée prochaine de la délégation technique de la FIFA au Maroc pour approuver ou pas le dossier marocain et la « task force », autrement dit la force opérationnelle du Maroc ou sa capacité à exécuter la mission, le président du comité a été on ne peut plus clair : « C’est une compétition sportive qui n’est pas une guerre nucléaire. » El Alamy a le sens du fairplay : « il faut jouer avec un esprit sportif et se battre avec un esprit sportif ».

Il a ensuite tenu à revenir sur les changements de critères en pleine compétition. « A propos des changements que la Fifa apporte aux critères au fur et à mesure, il faut savoir que c’est des changements stratégiques qui ont été opérés au niveau de la FIFA et que tous les processus, toutes les procédures ont été réécrites de A à Z », a-t-il expliqué. De son point de vue, « il est normal que ce tuning se fasse et au moment où il se fasse de la même façon pour tous les candidats, la question ne se pose même pas ».

« Nous n’avons pas perçu aujourd’hui des changements qui sont en notre défaveur. On s’occupera de le faire savoir si c’était le cas », a-t-il fait savoir.

A propos des informations selon lesquelles, il y a conspiration contre le Maroc, le président du comité a été franc, comme à son habitude. « Sur les règles de vote, on est à l’écoute, on suit, on surveille et nous avons des experts qui connaissent cela par cœur. Donc, ne vous inquiétez pas ! Nos intérêts seront défendus à ce niveau-là », a-t-il clamé.

Par ailleurs, le président du comité de candidature a assuré que le Maroc s’est inspiré d’un benchmark des précédentes expériences d’organisation du Mondial pour éviter un éventuel impact négatif de l’évènement sur l’économie nationale.

Le budget qui sera consacré à l’organisation de cet événement planétaire ne demandera pas un grand effort financier supplémentaire de l’État « étant donné, a rassuré le ministre de l’Industrie du commerce et de l’économie numérique, que la réalisation des chantiers non-programmés ne représentera que 4% des dépenses d’investissement d’ici 2026, soit quelque 2,4 milliards de dollars qui ne sont budgétisés. »

A noter que le coût global des infrastructures nécessaires à l’organisation du Mondial 2026 est estimé à 15.8 milliard de dollars dont 3.2 milliard provient du secteur privé.

Quant aux éventuelles surprises du vote, El Alamy a encore une fois fait preuve d’un fairplay olympique : « Avons-nous peur des interventions ? Non. Nous sommes au combat sportif et le Maroc à ses appuis un peu partout », a assuré Moulay Hafid en s’interrogeant « est-ce qu’il y a une tentation d’éliminer le Maroc ? On va voir. En tout cas, je ne la perçois pas aujourd’hui. Si tel était le cas, le Maroc se défendra. « Si on est éliminé parce qu’on a quelques choses de pas correcte et bien, on l’acceptera de façon sportive. Et si ce n’est pas le cas, on se défendra de façon très sportive. Je ne pense pas qu’on va se taire. Si jamais on perdait de façon technique, on s’améliora la prochaine fois. Je ne pense pas qu’on puisse nous faire perdre de façon non-technique », a-t-il soutenu.

Concernant les récentes déclarations de Joseph « Sepp » Blatter en faveur de la candidature marocaine, MHA a tenu minimisé l’impact de la position de l’ancien président de la FIFA. « Quand on est en poste pour prendre une décision, c’est le moment de la prendre. Avant l’heure, ce n’est pas l’heure et après l’heure ce n’est plus l’heure. M.Blatter n’a pas d’intervention à faire aujourd’hui. Personnellement ça ne m’intéresse pas beaucoup. On n’écoute que ce qui est intéressant. On aurait pu discuter avec Sepp Blatter quand il était en poste et quand le Maroc aurait pu avoir toutes ses chances qu’il n’a pas eues », a-t-il dit.

 




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