FFarid Belkahia a apporté une touche révolutionnaire à l’art contemporain  arabo-islamique

Les participants au premier 1er Colloque  international sur l’œuvre de feu Farid Belkahia ont été unanimes à reconnaître  « la touche révolutionnaire » du défunt artiste-peintre dans l’art contemporain  arabo-islamique et sa notoriété internationale reconnue par de nombreux  collectionneurs et musées d’arts tant dans le Monde Arabe qu’en Europe.
S’exprimant à l’ouverture de cette rencontre tenue sous le thème « Farid  Belkahia dans l’histoire de l’art et les musées : état des lieux et  perspectives » , la présidente de la Fondation Farid Belkahia, Rajae  Benchemsi-Belkahia, a souligné que ce colloque vient couronner un travail de  longue haleine et concrétiser la volonté du défunt de partager son legs  artistique avec les générations à venir.
Elle a également souligné que, dans le respect de l’esprit de Farid  Belkahia, la Fondation éponyme se propose de perpétuer le rayonnement de son  œuvre en maximisant sa visibilité, mais également en encourageant la recherche  sur ses diverses influences et périodes marquantes.
Pour sa part, le président de l’Institut du Monde arabe, Jack Lang, a appelé  à mener une réflexion sur l’oeuvre du défunt, un artiste hors pair qui a su  marquer de son empreinte la scène artistique à travers des œuvres aussi  distinguées qu’originales.
De son côté, l’écrivain, philosophe et curateur, Moulim El Aroussi, a mis  l’accent sur l’apport de M. Belkahia dans l’histoire de l’art moderne au Maroc,  notant que le défunt a été impliqué aussi bien par ses pensées que par son  corps.
Il a également précisé que l’artiste peintre a révolutionné le patrimoine  culturel et artistique national, en substituant le tableau par de la toile et  du cuivre et la peinture par des teintes locales originales.
Même son de cloche chez l’historien, Hamid Triki, qui a relevé que le défunt  était et restera une école pour l’art moderne et contemporain, en refaçonnant  le patrimoine artistique national avec des œuvres qui puisent dans les arts  traditionnels.
Et d’ajouter que Belkahia était un homme instruit est un intellectuel  distingué qui se préoccupait des développements que connaît la société et  retransmettait plusieurs phénomènes vécus à l’aide de son pinceaux et ses  teintes personnalisées.
Né à Marrakech en 1934, feu Farid Belkahia, commence à exposer dès l’âge de  15 ans. En 1955, il se rend à Paris où il poursuit ses études à l’Ecole des  beaux-arts, puis à Prague où il étudie la scénographie à l’Académie de théâtre.
Initiatrice de cette rencontre, la Fondation Belkahia, est constituée  d’historiens, chercheurs et commissaires d’expositions. Elle prévoit  d’attribuer des prix annuels d’excellence, des bourses d’études, de recherches  ou d’appui aux travaux des jeunes créateurs ainsi que l’organisation  d’expositions nationales et internationales et la réalisation de publications,  catalogues et films documentaires pour assurer la pérennité de l’oeuvre de  Farid Belkahia.




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