Interpellation musclée du journaliste Taoufik Bouachrine

Le directeur de publication du quotidien Akhbar Al Yaoum et du site d’informations AlYaoum24, Taoufik Bouachrine, Bo49 ans, a été interpellé par la police en fin d’après-midi au siège de sa rédaction à Casablanca. Le motif de cette arrestation est inconnu pour le moment.

« Près d’une vingtaine d’éléments de policiers en civil ont investi l’immeuble où se trouvent les bureaux de la rédaction vers 16h40. Seuls des éléments de l’administration, un correcteur et Taoufik Bouachrine étaient présents à ce moment-là. Ils ont ensuite interdit l’accès au 17e étage où se trouvent les locaux de la rédaction et ont ensuite procédé à l’arrestation de Taoufik après avoir pris les cartes nationales des personnes présentes sur place », raconte un journaliste ayant assisté à la scène.

Dans un communiqué diffusé en début de soirée, le procureur général à la Cour d’appel de Casablanca confirme l’interpellation du journaliste. La même source précise que l’objet de la plainte visant le journaliste ne peut être dévoilé dans l’intérêt de l’enquête menée par la Brigade nationale de la police judiciaire dans le cadre de cette affaire, et dans le but de préserver la présomption d’innocence ainsi que le secret de l’instruction.

Présent sur place Mounir Abou Al Maali, journaliste à Akhbar al-Yaoum, a confirmé l’information largement relayée sur les réseaux sociaux.

« Ils ont fouillé les bureaux du journal, pris des photos et confisqué la clé », a-t-il ajouté, affirmant ignorer les raisons de son arrestation.

Sur son site internet, le quotidien arabophone a également confirmé dans la soirée l’arrestation de son directeur de publication, disant en ignorer les motifs.

Contacté par l’AFP, le ministre de la Communication n’a pas souhaité réagir dans l’immédiat à cette information. Connu pour ses éditoriaux ouvertement critiques, Bouachrine avait par le passé fait l’objet de poursuites engagées par des ministres marocains, notamment pour « diffamation ».

Plusieurs personnalité politiques, des journalistes ainsi que avocats ont dénoncé sur leurs pages facebook la façon avec laquelle l’interpellation a été effectué. Abdellah Bekkali ; président du syndicat national de la presse marocaine (SNPM) a dénoncé de son côté l’intervention des éléments de la BNPG au sein de la rédaction et a indiqué que son syndicat va publié une réaction officielle dans ce sens.




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