La réforme du statut juridique du concours d’internat en médecine n’a pas encore été actée

Les ministères de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, et le ministère de la santé ont affirmé, lundi, qu’aucune décision n’a été prise pour la modification du statut juridique actuel du concours d’internat en médecine.
Selon un communiqué conjoint publié à l’issue d’une réunion tenue par les deux départements le 15 mars pour examiner la situation des facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire en vue « de dissiper toute confusion ou ambiguïté pour les étudiants », les ministères soulignent que le statut actuel « ne permet pas aux étudiants inscrits aux facultés de médecine privées de passer les concours d’internat organisés par les facultés de médecine et de pharmacie publiques ».
Cette réunion tenue à l’initiative du ministre de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et du ministre de la Santé, a été l’occasion de souligner que la réforme du 3ème cycle fait l’objet de débat entre les différents intervenants et que, par conséquent, le concours d’internat en médecine n’a subi aucune modification, dans l’attente de la mise en œuvre de cette même réforme.
Selon le communiqué, les cahiers des normes pédagogiques nationales (CNPN) n’ont pas fixé les modalités de formation pour la 6ème et la 7ème années, mais celles-ci relèvent des compétences des facultés de médecine et de pharmacie compte tenu de l’intérêt de l’étudiant, d’impliquer les professeurs chercheurs et les étudiants dans ce processus.
Conformément à ces CNPN, l’examen national d’habilitation est organisé en trois sessions chaque année par les facultés de médecine et de pharmacie qui s’en chargent elles-mêmes, sachant que les cahiers des normes pédagogiques nationales ne mentionnent en aucun cas la possibilité d’organiser un tel examen.
L’objectif de cette épreuve est d’évaluer les compétences professionnelles acquises par le futur médecin en vue de favoriser des services médicaux efficients, explique le communiqué, indiquant que l’examen permettra aussi d’évaluer les compétences des étudiants titulaires d’un diplôme de médecine à l’étranger ayant soumis une demande d’équivalence de leurs diplômes.
Compte tenu de son caractère urgent et afin de permettre aux étudiants en médecine dentaire d’effectuer les stages de fin d’étude, il a été procédé à l’adoption d’une série de mesures visant notamment à mettre les centres de médecine dentaire relevant du ministère de la Santé à la disposition des deux facultés.
Ont pris part à cette réunion le secrétaire général de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, et le secrétaire général du ministère de la Santé, ainsi que les directeurs centraux des deux ministères et les doyens des facultés de médecine et de pharmacie ainsi que des facultés de médecine dentaire.




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