Lahjomri :  “Trésors de l’Islam en Afrique, de Tombouctou à Zanzibar” est un projet à portée identitaire et civilisationnelle 

L’exposition intitulée “Trésors de l’Islam en Afrique : de Tombouctou à Zanzibar”, organisée du 17 octobre au 25 janvier prochain, est un projet à portée identitaire et civilisationnelle pour le continent africain, a affirmé le secrétaire perpétuel de l’Académie du Royaume du Maroc, Abdeljalil Lahjomri.

Lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation de l’exposition dont le vernissage est programmé ce mercredi à Rabat, M. Lahjomri a souligné que “l’évènement nous incite à lever le voile sur des facettes du patrimoine archéologique et civilisationnel de l’Afrique et à mettre en valeur les talents et les richesses dont regorge le continent”.

Initiée par l’Académie du Royaume en partenariat avec l’Institut du monde arabe, le ministère de la Culture, de la jeunesse et des sports et la Fondation nationale des Musées, l’exposition explore les liens étroits, passés et présents, tissés entre le monde arabo-musulman et l’Afrique subsaharienne au fil de 13 siècles.

Il a dans ce contexte appelé à s’affranchir des vieilles idées reçues sur le continent africain pour aller au-delà des perceptions forgées par les touristes, mais aussi par le colonisateur, selon lesquels “le génie et la capacité créative demeurent une chasse gardée d’une partie de l’humanité”.

L’Académie du Royaume du Maroc accorde une place prioritaire à l’Afrique dans ses programmes culturels, civilisationnels, religieux et de développement, s’inspirant des Hautes directives royales dans ce sens, a relevé M. Lahjomri qui a rappelé les conférences consacrées aux questions africaines depuis décembre 2015.

Il a en outre présenté un aperçu sur l’exposition construite autour d’un parcours qui s’étale sur 3 axes : les chemins de l’islam, les gestes du sacré et les arts de l’islam au sud du Sahara.

Le président de l’Institut du Monde Arabe, Jack Lang, s’est félicité de son côté de l’organisation d’un évènement de cette envergure qui se tiendra plus tard à Paris. La tenue de cette riche exposition à Rabat illustre la nouvelle orientation en tant que capitale vouée à la culture digne de son surnom “Ville des lumières”.

Dans le même contexte, M. Lang a exprimé sa profonde gratitude à SM le Roi Mohammed VI pour l’intérêt particulier porté sur le domaine culturel dans l’optique de consacrer le rayonnement mondial du Royaume et de renforcer sa présence sur la scène africaine dans les divers domaines.

Le président de la Fondation nationale des musées, Mehdi Qotbi, a pour sa part affirmé que les contributions de cet organisme à l’exposition s’inscrivent dans la mise en œuvre de son programme de sauvegarde de la mémoire portant notamment sur la création de musées dans les différentes parties du Maroc.

“Trésors de l’Islam en Afrique : de Tombouctou à Zanzibar” met en exergue 13 siècles d’histoire, à travers un voyage dans le temps alliant l’art, l’archéologie, l’architecture et l’ethnographie dont témoignent plus de 250 œuvres d’art patrimoniales et contemporaines, issues de collections publiques et privées du Maroc, d’Afrique et d’Europe.

Déployée dans trois espaces emblématiques de Rabat, l’exposition met en écho ce riche passé dans des monuments remarquables de la ville. Dans la Casbah des Oudayas, les voûtes de Bab El Kebir entrent en résonance avec les architectures plurielles d’Afrique subsaharienne qui y sont présentées.




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