Le développement de la filière sucrière, défi majeur pour la région MENA

Le développement de la filière sucrière constitue l’un des défis majeurs à relever par la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), a souligné, mercredi à Casablanca, le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Mohammed Sadiki.

« Le développement de la filière sucrière et l’approvisionnement alimentaire en sucre reste une question centrale pour nos pays et l’un des plus grands défis à relever pour la région MENA », a dit M. Sadiki à l’ouverture de la 3ème édition de la Conférence internationale du sucre, organisée sous le thème « La région MENA, une puissance en émergence ».

Restant fortement tributaire des importations alimentaires en sucre, la région est en quête de tendances émergentes, aptes à contribuer au développement de la production et de la raffinerie locale, a-t-il poursuivi.

M. Sadiki a, par ailleurs, indiqué qu’au Maroc, la filière sucrière, qui a bénéficié d’un contrat-programme conclu entre le gouvernement et les professionnels visant une mise à niveau globale dans le cadre de la stratégie Plan Maroc Vert, occupe une place stratégique de par sa contribution à l’atteinte de la sécurité alimentaire en ce produit de base, à la dynamisation de l’économie et au développement social grâce à la création d’emplois tant agricoles qu’industriels.

Un plan de relance pour le développement de la filière a été ainsi lancé en 2008 avec la signature d’un premier contrat-programme pour 5 ans renouvelé à l’horizon 2020, avec l’objectif de couvrir 56% des besoins du Royaume en sucre, a-t-il rappelé.

Dix ans après, cette filière a enregistré des réalisations significatives permettant un taux de couverture moyen des besoins de 46% (moyenne des trois dernières campagnes), soit 83% de l’objectif fixé à l’horizon 2020, s’est félicité M. Sadiki.

Cette performance, a-t-il expliqué, résulte essentiellement de l’amélioration substantielle du niveau de rendement en sucre à l’hectare qui a atteint une moyenne de près de 12 T/ha pour la betterave à sucre grâce notamment à la transition digitale de l’amont agricole et à la modernisation des infrastructures industrielles d’extraction et de raffinage du sucre.

M. Sadiki a, à cet effet, salué le travail de l’interprofession FIMASUCRE, qui a, selon lui, impulsé une dynamique interprofessionnelle, à travers l’implication de l’ensemble des opérateurs privés des filières de production, citant l’exemple réussi d’agrégation agricole de 80.000 producteurs, promue par le groupe Cosumar sur une base innovante de partenariat gagnant-gagnant entre l’amont productif constitué notamment de petits et moyens agriculteurs et l’aval commercial et industriel.

La séance inaugurale de cette conférence, organisée en partenariat avec l’Organisation Internationale du Sucre (OIS), s’est déroulée en présence notamment du ministre chargé des Affaires générales et de la gouvernance, Lahcen Daoudi, du président de l’APS, Mohamed Fikrat, et du directeur exécutif de l’OIS, José Orive.

Cet événement, de deux jours, constitue l’occasion pour les acteurs sucriers mondiaux, les professionnels techniques, les décideurs, les investisseurs, les traders, les consultants, les associations professionnelles de mettre à jour les informations relatives à un marché sucrier de plus en plus volatil et partager les expériences et les bonnes pratiques.

Il s’agit également de communiquer des succès réalisés et des défis et challenges à relever, de développer le contact (sugar networking), d’explorer des opportunités de business et de favoriser la coopération internationale.

Plusieurs thématiques seront abordées lors de cette édition, comme les modèles de développement des producteurs sucriers de la région MENA, les raffineries de destination dans la région, les autres acteurs de l’écosystème, les nouveaux projets, l’innovation et technologies et les perspectives sur les marchés mondiaux du sucre.




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