Le Maroc accepte le transfèrement de Thmas Gallay

Le Maroc a accepté le transfèrement du Français Thomas Gallay, condamné à quatre ans de prison pour « terrorisme » après son arrestation en 2016, a annoncé lundi un communiqué officiel diffusé par l’agence marocaine MAP.

« Répondant favorablement à la demande formulée personnellement par le président français » Emmanuel Macron, Rabat a donné son accord pour le transfèrement de ce Français « afin de lui permettre de purger le reste de sa peine dans son pays », selon ce communiqué du ministère de la Justice.

Interpellé en février 2016 dans la ville d’Essaouira (sud-ouest), cet ingénieur de 37 ans originaire du sud-est de la France avait été condamné en première instance à six ans de prison, pour « soutien à des personnes ayant voulu perpétrer des actes terroristes ».

Sa peine avait été revue à la baisse en mars 2017 par la Cour d’appel du tribunal de Salé, près de Rabat. Les peines de ses huit coaccusés –jusqu’à 20 ans de prison– avaient été en revanche confirmées.

Sa mère, Béatrice Gallay, a toujours soutenu qu’il avait été condamné sur la base de faux aveux, assurant qu’il lui était à l’origine reproché « d’avoir donné 70 euros à une connaissance », un personnage au centre du dossier, après son installation à Essaouira en 2014.

Elle avait réussi à obtenir un entretien en août avec le président Macron pour plaider sa cause, selon des médias français.

Le communiqué du ministère rappelle que Thomas Gallay avait été interpellé « pour suspicion de lien avec un réseau terroriste » qui se préparait « à commettre des crimes dangereux pour la sécurité et l’ordre public ».

Les enquêtes menées à l’époque « avaient permis d’établir qu’il avait mis à la disposition de l’+émir+ de ce réseau ses compétences scientifiques en informatique » pour « des vidéos de promotion de plans terroristes, analogues à ceux utilisés par l’organisation terroriste Daech », acronyme arabe du groupe Etat islamique (EI), d’après le texte.

Selon la même source, « des supports et des médias électroniques contenant des vidéos de même nature » avaient été « également retrouvés en possession du ressortissant français lors des perquisitions effectuées à son domicile ».




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