Le Maroc rejette les explications de Ban Ki-moon

Les réponses et explications données par le porte-parole du secrétaire général de l’ONU n’ont pas été acceptées par le Maroc, car elles sont insuffisantes pour rétablir la confiance brisée entre le Maroc et M. Ban Ki-moon. « Contrairement a ce qu’avance le porte-parole du secrétaire général, la situation provoquée par les propos et actes inadmissibles du secrétaire général, ne peut se réduire à un simple malentendu », répond le porte-parole du ministère des Affaires étrangères et de la coopération, cité par l’agence MAP mardi 29 mars.

Le porte-parole de Ban Ki-moon avait exprimé des regrets lundi 28 mars au cours du point de presse quotidien et a de nouveau évoqué un simple malentendu provoqué par des paroles « non préméditées et spontanées ».

« Le Maroc réitère sa disposition à s’engager dans un dialogue « responsable, global et constructif » au sujet de la crise provoquée par les propos « graves et actes inadmissibles » du SG de l’ONU, Ban Ki-moon, précise le ministère des Affaires étrangères et de la coopération. « Cette interaction est menée conformément à l’appel du Conseil de sécurité d’engager un dialogue sur les circonstances qui ont mené à la situation actuelle ». « Il s’agit, en réalité, d’actes d’une gravité sans précédent, qui ne sont ni justifiables ni effaçables. Aux yeux du Maroc, ce sont des agissements prémédités, qui visent à altérer la nature du différend et qui préjugent de son issue. Il s’agit, ni plus ni moins, d’un alignement total sur les thèses des autres parties », ajoute le porte-parole marocain. « Le différend avec le secrétaire général ne peut, non plus, être réduit à la seule question de l’usage partial et injustifié du terme ‘occupation’, malgré son caractère grave et sans précédent ».

A ce niveau de responsabilité, les termes ont un sens et des implications politiques et juridiques et les positions personnelles n’ont pas lieu d’être, estime le département de la diplomatie. « En déclarant que la Minurso était prête à organiser exclusivement un référendum, le secrétaire général a violé son mandat de facilitation tel qu’encadré par les résolutions du Conseil de Sécurité. ‘Le secrétaire général a ainsi consacré une division du territoire, crédité la thèse de  »territoires libérés » et changé le statut de cette zone tampon. ‘La visite, le 5 mars, du SG à la localité Bir Lahlou constitue un développement dangereux puisque cela revient à considérer Bir Lahlou comme une extension de Tindouf’. « Les marques d’alignement qu’ont été le ‘v de la victoire’ brandi par le SG et son inclinaison devant l’étendard d’une entité non reconnue par l’ONU sont une violation du devoir d’impartialité. La campagne médiatique et l’activisme politique, latents ou ouverts, du secrétariat général contre le Maroc est aussi regrettable que contreproductive ». ‘Le Maroc constate avec satisfaction que la Minurso continue de s’acquitter convenablement de sa mission de surveillance du cessez-le-feu. Les autorités marocaines réitèrent leur engagement à apporter tout l’appui opérationnel et le soutien logistique à la composante militaire de la mission’. Au final, le Maroc refait donc la distinction entre sa relation avec les Nations-Unies, avec sa prédisposition à ouvrir un dialogue et sa position de condamnation absolue et de retrait de confiance au secrétaire général.




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