Les cinémas Pathé bientôt à Casablanca

Qui a dit que les salles de cinéma sont en crise au Maroc ? Alors que les grands multiplex, hautement bien équipés et bien outillés pour faire de la promotion et recrutent les meilleurs profils, comme Mégarama et Imax, celles qui n’ont pas su suivre la tendance ferment boutiques. C’est aussi simple que ça. Le marché marocain est toujours porteur et prometteur. Pour preuve : Le groupe français Pathé s’y implante et de belles manières. Pour sa première incursion hors d’Europe, il a discrètement établi une filiale marocaine, Pathé Californie Casablanca, du nom du quartier où il compte ériger son multiplexe.

Pathé est une société de production de cinéma française. Pathé ou Pathé frères est le nom des entreprises de l’industrie cinématographique fondées et initialement dirigées par les frères Charles et Émile Pathé en France. Elle est, après Gaumont, la plus ancienne société de cinéma encore en activité dans le monde. Aujourd’hui, les entreprises sont détenues par deux frères, Jérôme Seydoux et Nicolas Seydoux.

Disque hongrois de la marque Pathé.

À l’origine, en 1896, les quatre frères Pathé souhaitent mettre en commun leurs économies (8 000 francs chacun) pour créer une société de vente d’appareils phonographiques. Deux des frères ayant abandonné, ce sont Charles et Émile Pathé qui fondent le 28 septembre 1896 la société en nom collectif Pathé Frères qui va devenir la plus grosse société de phonographie puis de cinéma du monde.

Le principal artisan du succès de l’activité cinématographique est Charles Pathé qui avait aidé à l’ouverture d’un magasin de gramophones en 1894 et par la suite implanté une fabrique de phonographes à Chatou dans la banlieue ouest de Paris. Son succès industriel amorcé, il entrevoit les perspectives ouvertes par les nouveaux divertissements et tout particulièrement par l’industrie balbutiante du cinéma. Ayant pris la décision d’étendre les activités de son entreprise à la fabrication de matériel pour le cinéma, Charles Pathé préside à la croissance rapide de sa société. Il reçoit le concours décisif de deux investisseurs, le banquier Jean Neyret et l’industriel Claude Grivolas, avec qui il s’associe pour créer le 11 décembre 1897 la Compagnie générale des Cinématographes, Phonographes et Pellicules, société-anonyme qui absorbe la petite société Pathé frères6.

Construction d’un empire

À l’origine, simples revendeurs de matériels achetés en Grande-Bretagne, les deux frères vont construire un véritable empire : Ils achètent un terrain en 1898 et font construire une usine de fabrication de matériels phonographiques à Chatou, ancienne Seine-et-Oise, actuellement Yvelines. Dans les années d’après-guerre, fabrication de disques vinyls 33/45 et 78 tours.

Des studios de cinéma, à Joinville-le-Pont et à Montreuil, qui vont produire un très grand nombre de films sous le label Pathé ou celui de firmes associées (SCAGL, Film d’Art, Comica, etc.) et qui vont conquérir le monde entier.

À cet effet, ils vont créer près de deux cents succursales ou filiales dans le monde. Celles-ci sont tenues d’acheter l’intégralité de la production des films Pathé et de les diffuser. À titre d’exemple, la première succursale américaine est tenue d’acheter cent copies de chaque film, ce qui suffit à les amortir. La firme Pathé en France substituera à la vente des copies le système de location, malgré les protestations des forains, qui étaient à l’origine leurs principaux clients.

Les frères Pathé encourageront la formation de quatre sociétés qui construiront des salles destinées uniquement à la projection de films cinématographiques. Ces salles, baptisées « Pathé », auront l’exclusivité de la production Pathé qu’elles seront tenues de programmer. Pathé participera au capital de l’une de ces sociétés mais, contrairement à la légende, elle n’acquerra aucune de ces salles.

Société nouvelle

En 1990, Chargeurs, un conglomérat français dirigé par Jérôme Seydoux, antérieurement dirigeant de Schlumberger, prend le contrôle de la société. Pathé, bénéficiant du partenariat déjà noué par Jérôme Seydoux avec Claude Berri, voit son activité de production de films relancée. En juin 1999, Pathé fusionne avec Vivendi, le ratio d’échange pour la fusion étant fixé à trois actions Vivendi pour deux actions Pathé. The Wall Street Journal estime alors la valeur de l’opération à 2,59 milliards de dollars. À la suite de la conclusion de la fusion, Vivendi conserve les intérêts de Pathé dans British Sky Broadcasting (BSkyB) et Canalsat mais revend tous les actifs restants à Fornier SA, l’entreprise change alors son nom pour Pathé.




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.