Ouagadougou vibre au rythme du Fespaco

La Capitale burkinabè, Ouagadougou, vibre au rythme du Festival panafricain du cinéma et de télévision de Ouagadougou « Fespaco ». La capitale du pays des « Hommes intègres » s’est métamorphosée depuis le lancement en grande pompe du plus prestigieux rendez-vous du 7e art africain.
Les différentes avenues et artères de la ville connaissent une ambiance imparable et Ouagadougou s’est convertie, le temps d’une manifestation culturelle de grande envergure, en une ruche où le bourdonnement de toute part est assourdissant. Les autorités locales n’ont épargné le moindre effort et lésiné sur les moyens en vue de lui conférer l’aspect d’une cité joviale, accueillante et hospitalière à plus d’un titre.
Des tribunes sont érigées partout dans la ville où se produisent des orchestres et troupes musicales représentant les différents pays participant à ce Festival, qui s’est arrogé désormais au fil du temps une renommée internationale.
En outre, les activités parallèles ne demeurent point du reste, dans la mesure où pratiquement l’ensemble des places publiques et les ronds-points barricadés et bien surveillés sont envahis et submergés par des restaurants, des commerces et des maquis de circonstance qui accueillent à bras-ouverts les festivaliers et leur offrent ce dont ils sont besoin.
En vue de garantir une organisation optimale et parer à tout ce qui serait de nature à impacter cette fête cinématographique, les forces de l’ordre sont aux aguets et leur effectif est pratiquement impressionnant. Ils sillonnent à longueur de journée comme de nuit les ruelles et les avenues où l’animation bat son plein.
Décidément, le Fespaco, qui célèbre cette année son cinquantenaire, a tenu sa promesse et peut se targuer la réputation incontestable d’un septième art africain qui a atteint l’âge de la raison.

Le Grand Prix du Fespaco « l’Etalon d’or de Yennenga »

Le Grand Prix du FESPACO, « l’Etalon d’or de Yennenga », est le symbole de la notoriété d’un pan de l’histoire du Burkina Faso.
Princesse de naissance, Yennenga s’est dotée de moyens de réussite et du succès et s’exerce à toutes les techniques et les stratégies de combat pour faire triompher l’armée de son père sur tous les champs de bataille.
Yennenga se distingua alors comme une amazone courageuse en forçant l’admiration, la considération et le respect de la hiérarchie militaire du roi Nédéga, selon la légende. A la tête des troupes de son père, elle concrétisa plusieurs victoires. Rompue au combat, cavalière émérite, passionnée de chevaux, Yennenga n’a pas pour autant perdu de sa féminité. Bien que les prétendants sachent qu’elle n’était pas astreinte aux tâches ménagères, les demandes et les sollicitations en mariage se succèdent au gré des apparitions de Yennenga.
La princesse Yennenga est le symbole incarné du courage, de la combativité, de la lutte héroïque et de l’abnégation des femmes africaines.
En choisissant donc « l’Etalon d’or de Yennenga » pour matérialiser son grand prix, le Fespaco entend récompenser le long-métrage qui aura été le plus représentatif de l’identité culturelle africaine ou des réalités socio-historiques de l’Afrique. Le trophée représente la princesse Yennenga sur son cheval cabré, une lance dans sa main droite, en train de pousser un cri de guerre.
Outre le trophée de Yennenga, qui symbolise cette union sacrée du film avec son public, « l’Etalon d’or de Yennenga », ce grand prix tant convoité du Fespaco, est doté de 20 millions de F CFA (plus de 30 mille euros). Lors de la cérémonie de clôture de cette 26e édition du Festival, le 2 mars, le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, et son homologue rwandais, Paul Kagamé, dont le pays est l’invité d’honneur, remettront le trophée au lauréat, dans la sélection officielle.
A rappeler que c’est à partir de l’édition de 1972 que l’Etalon de Yennengae avait été instauré au Fespaco comme consécration suprême de la meilleure œuvre cinématographique de la sélection officielle. Lors de la précédente édition de 2017, ce prix a été attribué au Sénégalais, Alain Gomis Tey, pour son film « Félicité ».




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