Retraites des parlementaires : la caisse est presque en faillite

La Caisse nationale de retraites et d’assurances (CNRA), qui gère la retraite des parlementaires, est au bord de la faillite. En 2014, elle a versé aux 730 parlementaires des retraites se chiffrant à 56.87 MDH alors que leurs cotisations n’étaient que de 38.58 MDH. Un déficit de 18 MDH.

Le mal des retraites, qualifiées de retraites à «deux francs» par la ministre déléguée Charafat Afailal, ronge le Parlement. Et la question ne cesse de provoquer des débats houleux au sein de la majorité comme de l’opposition. Certains députés ont ainsi déclaré vouloir renoncer à cette retraite. Parmi eux, notamment, Abdelaziz Aftati du Parti Justice et développement (PJD) et Yassine Radi de l’Union constitutionnelle (UC).

La Caisse nationale de retraites et d’assurances (CNRA), qui prend en charge la gestion des retraites des parlementaires, serait bel et bien au bord de la faillite. Le bureau de la première Chambre tiendra d’ailleurs, lundi prochain, une réunion consacrée à la situation de cette Caisse qui dépend de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), rapporte le quotidien Akhbar Al Yaoum dans son édition de jeudi et vendredi 24 et 25 décembre.

Et de préciser que la CNRA avait adressé une correspondance au président de la première Chambre pour l’appeler à trouver une solution à cette crise en revoyant à la hausse la cotisation des parlementaires et de l’Etat.

S’appuyant sur des relevés financiers de la caisse de la CNRA, le quotidien relève que les cotisations des parlementaires étaient, en 2014, de l’ordre de 38.58 millions de dirhams, alors que les pensions versées par la CNRA se chiffraient à 56.87 millions de dirhams. Le déficit s’élève ainsi à plus de 18 millions de dirhams pour une seule année.

La principale cause de ce dysfonctionnement serait imputable, selon le quotidien, à l’augmentation du nombre des parlementaires qui bénéficient de ces retraites.

Dans une déclaration au quotidien, Abdelaziz Aftati, membre du PJD, a appelé à «une réforme radicale du système de retraites des parlementaires pour s’aligner sur les autres régimes ordinaires ou la supprimer définitivement». Et de critiquer l’institution parlementaire qui débat des retraites des fonctionnaires alors que «les retraites de ses parlementaires sont versées sous la table».

Par ailleurs, le quotidien fait remarquer que le système des retraites des pays occidentaux n’octroie de pensions aux parlementaires qu’après l’âge de soixante ans.




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