Table-ronde à l’Onu sur la liberté de communication et l’égalité des sexes, à l’initiative de la HACA            

La Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) a initié et modéré, jeudi aux Nations unies, une table-ronde sur la liberté de communication et l’égalité des sexes, à laquelle ont assisté quatre réseaux internationaux de régulateurs des médias.
La rencontre, tenues dans le cadre de la 62é Commission de la condition de la femme des Nations unies (CSW62), a permis d’examiner les concepts, les approches et les outils d’analyse et de travail pour mieux comprendre la question de l’égalité des sexes dans le domaine des médias.
Elle a également été l’occasion de partager les meilleures expériences des régulateurs nationaux en termes de régulation, de supervision et de soutien aux médias dans l’objectif de promouvoir l’égalité homme-femme.
Dans une déclaration à la MAP, la présidente de la HACA, Amina Lemrini, qui a dirigé la rencontre, s’est réjouie de la réussite de ce débat, qui a été l’occasion pour de « visibiliser » le rôle des régulateurs dans la promotion de la culture de l’égalité.
Alors que les régulateurs sont tenus à veiller à ce que les opérateurs jouissent de leur liberté d’expression et de communication, « ils doivent insister aussi à ce que la liberté et l’égalité soient deux valeurs égales sur le plan normatif en termes des droits de l’homme et de la législation », a noté Mme Lemrini.
La responsable a mis en avant, à cet égard, les avancées réalisées par le Maroc, faisant remarquer que, contrairement au texte précédent, la loi de l’audiovisuel promulguée en 2016 prévoit trois dispositions claires qui « interdisent toute publicité sexiste, et oblige les opérateurs à lutter contre les stéréotypes fondés sur le genre, et à promouvoir la culture de l’égalité homme-femme.
Cependant, si le cadre légal est « important », il reste « insuffisant », a insisté la responsable, notant que la HACA, en partenariat avec l’ONU-Femmes, l’Unesco et les opérateurs, élabore une « boîte à outils » qui comprend notamment un « manuel de référence détaillant de manière très didactique le cadre normatif, conceptuel et méthodologique de l’égalité homme-femme dans et à travers les médias”.
La rencontre se tient dans une contexte mondial marqué par la faiblesse de l’accès de la femme aux médias, et par la prédominance des rôles stéréotypés des hommes et des femmes. Selon les organisateurs, une enquête à l’échelle mondiale sur la mise en œuvre des textes normatifs ayant des implications juridiques et/ou politiques est nécessaire pour accélérer la transition de la rhétorique à l’efficacité.
La réunion à connu la participation du Réseau des instances africaines de régulation de la communication (RIARC), du Réseau des instances de régulation méditerranéennes (RIRM), du Réseau francophone des régulateurs des médias (REFRAM), et de la Plateforme des régulateurs de l’audiovisuel Ibéro-américains, en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie et l’Alliance mondiale sur les médias et le genre.

 




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