UNESCO : Essaouira classée dans le réseau mondial des villes les plus créatives

Le classement par l’UNESCO de la ville d’Essaouira dans le réseau des 246 villes les plus créatives au monde est une « consécration suprême » pour la cité des Alizés, a souligné un responsable de l’Association Essaouira-Mogador.

« En effet, quelques heures avant l’ouverture du Festival des Andalousies Atlantiques qui a soufflé cette année sa 16è bougie, l’UNESCO révélait les noms des 66 villes qui venaient d’être inscrites dans la liste du classement des villes les plus créatives de la Communauté des Nations et parmi elles Essaouira, classée au titre de la Musique ».

Il s’agit « d’une consécration suprême pour les enfants de la Cité des Alizés qui, dès 1991, avaient fait le choix singulier de faire de toutes nos musiques le pilier central de la renaissance, alors en devenir, de notre cité. Toutes nos musiques, des Gnaouas aux Andalousies Atlantiques, de la Musique de Chambre au Jazz, en passant par le patrimoine musical soufi de toutes nos confréries en miroir avec le Chgouri, le Melhoun et les processions du Rzoun souiri, paré de ses plus belles poésies pour le rendez-vous annuel et traditionnel de notre Chrib Attaï ».

« Ce momentum souiri applaudi et chanté pendant ces Andalousies nous ouvre désormais de nouvelles perspectives, car les 246 villes inscrites sur la liste de l’UNESCO des villes les plus créatives du monde sont organisées en réseau, un réseau international qui couvre sept domaines (artisanat et arts populaires, musique, design, cinéma, littérature, arts numériques et gastronomie) et ce réseau a vocation à conforter, enrichir et soutenir les projets mis en œuvre pour chacune de ces villes », a souligné la même source.

« Essaouira sera ainsi présente à l’Assemblée Générale annuelle de ce réseau qui se réunira en 2020 à Santos, au Brésil, de l’autre côté de l’Atlantique où la Cité des Alizés fera entendre la voix désormais universelle de toutes nos musiques et expliquera comment notre diversité culturelle a su gagner sa place au cœur de la modernité de notre société », s’est réjoui un responsable local.

« Jamais sans doute la signature la plus emblématique d’Essaouira, Barakat Mohammed, qui date du milieu du 18ème siècle et qui porte le sceau du Sultan Mohammed Ben Abdallah, n’a été mieux incarnée et n’a résonné aussi fort que le weekend dernier pour la 16ème édition de notre Festival des Andalousies Atlantiques », a relevé un autre notable de la ville, mettant en lumière la singularité de ce festival, le seul au monde où pendant 4 jours, Musulmans et Juifs se retrouvent par milliers à Essaouira, venus de tous les continents, pour le bonheur d’être ensemble, pour chanter ensemble et jouer de la musique ensemble.

Cette année, Essaouira a cassé tous les compteurs en rassemblant chaque jour et chaque soir sur ses scènes près de 4.000 mélomanes ravis, exaltés et déterminés à donner de la voix pour fêter le Maroc de tous les possibles, décidément, toutes les bonnes fées d’Essaouira s’étaient elles aussi donné rendez-vous pendant ce festival pour que cette année 2019 fasse date dans les annales souiries.




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