Villepinte : l’Italie gagne le Mondial des arts sucrés

Cette fois-ci, ce ne sera ni la France, ni le Japon. La 5e édition du Mondial des arts sucrés, qui s’est conclue lundi soir au parc des expositions de Villepinte, a couronné deux pâtissiers italiens. Ce concours rassemblait trente-deux chefs venus du monde entier, répartis en seize équipes mixtes. « Ils ont gagné parce qu’ils étaient prêts », estime Philippe Segond, meilleur ouvrier de France et président du jury. Les participants devaient réaliser plusieurs pièces sur un même thème, à partir de différentes matières premières — sucre, chocolat… « Leur buffet était sur le thème des fonds marins, poursuit Philippe Segond. J’ai été impressionné par un énorme bénitier de 25 kg en sucre coulé, avec une sirène d’1m30 de hauteur. Leur pièce en chocolat, un espadon sortant de l’eau, était également sublime et très bonne à la dégustation. » Ce sont les chefs malaisiens qui sont arrivés en 2e position. « Eux aussi ont fait une présentation originale, mais ce qui a fait la différence, c’est qu’ils étaient moins prêts, moins rodés », estime le patron du jury. Par ailleurs, la France n’a terminé qu’à la quatrième position : « Ils ont eu un souci lors du dressage de leur pièce en sucre, raconte Philippe Segond. Une partie s’est cassée, ce sont des choses qui arrivent. » Ils pourront se rattraper dans deux ans, lors du prochain Mondial des arts sucrés.

Incontournable du monde de la pâtisserie, le Mondial des arts sucrés est revenu pour sa cinquième édition à Paris, du 5 au 8 février. L’occasion de voir s’affronter de grands chefs pour le titre de Champion du monde.

Quatre jours, 32 candidats venus de 16 pays, 32 jurés réputés: le Mondial des arts sucrés est un événement pour le monde de la pâtisserie. Bisannuel, le concours de haute volée a offert de beaux moments de créations gourmandes et de maîtrise. Pour sa cinquième édition, du 5 au 8 février 2016, au cours du salon Europain, le public a pu admirer et encourager les concurrents tout au long des épreuves.

Pour les 32 candidats, la tâche sera ardue. Les 16 pays participant sont représentés par un binôme homme-femme. Chacun devait réaliser trois pièces artistiques (en sucre, en chocolat et en pastillage) et 6 pièces de dégustation (gâteau de voyage, entremets, bonbons chocolat, dessert de restauration chaud/froid) en deux jours. Soit vingt heures de travail. Les sessions sont organisées ainsi: Taïwan, Maroc, Australie, Japon, Malaisie, Espagne, Ukraine, Mexique le 5 et 6 février; France, Brésil, Russie, Italie, Singapour, Suisse, Vietnam, Colombie les 7 et 8.

Pour les départager, le jury était composé de 32 chefs pâtissiers, dont des meilleurs Ouvriers de France. Le binôme victorieux devait emporter le titre et 14.000 euros. Le deuxième 8.000 euros et le troisième 5.000 euros.

En 2014, le Français Gaëtan Fiard (Le Fouquet’s), aidé de Johanna Le Pape, l’avait emporté. Cette année, l’équipe de Muriele Benaroch et David Briand (Ecole du grand chocolat Valrhona) n’a pas pu renouveler l’exploit.




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