A l’occasion de sa 43e session, l’Académie du Royaume repense l’Afrique

Repenser l’Afrique autrement est la question qui sera posée avec acuité lors de la 43e session de l’Académie du Royaume au Maroc qui se tiendra à Rabat du 8 au 12 décembre prochain. Cette grand-messe scientifique, à laquelle prendront part plus de 200 invités représentant 32 pays, sera une occasion de débattre des opportunités qu’offre ce pays au niveau économique et en termes de coopération. D’autres questions seront par ailleurs au cœur du débat, notamment la coopération, la démocratie, la migration et le développement durable. Cet événement constituera également une opportunité pour l’Académie pour engager une nouvelle dynamique de restructuration de ses actions basées sur le renforcement de l’ouverture sur son environnement et sur ses partenaires.

Pour célébrer sa 43e session, qui se tient du 8 au 12 décembre 2015, l’Académie du Royaume du Maroc a retenu le thème : «L’Afrique comme horizon de pensée». Un choix qui n’est pas fortuit, mais dicté par les mutations profondes que connait l’Europe et qui appellent à l’ouverture d’un nouvel horizon de pensée éloigné des clichés et des stéréotypes associés à la pauvreté, aux troubles politiques et aux conflits ethniques. Selon M. Abdeljalil Lahjomri, secrétaire perpétuel de l’Académie, il est temps de penser l’Afrique objectivement et autrement en tenant compte de sa réalité, de ses composantes et de sa diversité culturelle dans le but d’esquisser des perspectives d’avenir ambitieuses. «Notre continent est confronté aux exigences du développement durable et de l’essor économique dans un contexte géopolitique inédit marqué par l’ouverture des marchés mondiaux. Dans ce contexte, le renforcement de la coopération Sud-Sud devient une nécessité, comme l’a déjà souligné Sa Majesté le Roi Mohammed VI». Il faut tout simplement croire à «l’African Dream», souligne M. Lahjomri, qui s’exprimait mardi dernier lors d’une conférence de presse organisée à Rabat pour donner le coup d’envoi de cette nouvelle session. La 43e session s’annonce donc riche en programmation. Plus de 32 pays prendront part à cette grand-messe scientifique. Ces pays seront représentés par près de 200 invités comprenant des académiciens, des penseurs et des experts.

Ils débattront de 14 thématiques retenues par l’Académie et qui tournent autour de l’économie africaine, sa situation géopolitique, la coopération, la démocratie ainsi que les droits de l’Homme.Cet événement constituera par ailleurs le point de départ pour le lancement d’une nouvelle dynamique de restructuration de l’académie. Une nouvelle feuille de route a en effet été tracée en vue renforcer le rayonnement scientifique et culturel de l’Académie. M. Lahjomri, qui ne cache pas son ambition de faire de cet établissement une nouvelle «maison de la pensée», souhaite renforcer l’ouverture de cet établissement sur son environnement. Sur ce volet, il prévoit d’ouvrir les portes de cette prestigieuse institution aux étudiants doctorants en mettant notamment à leur disposition les moyens disponibles au sein de l’Académie pour accomplir leurs travaux de recherche en toute liberté. «Les étudiants doctorants pourront dorénavant prendre part aux conférences, rencontres et séminaires scientifiques organisés au sein de l’Académie afin qu’ils puissent bénéficier des expériences de grands professeurs et d’experts. Ils pourront par ailleurs consulter nos publications et notre fonds documentaire.

D’ailleurs, une salle d’accueil est en cours d’aménagement à cette fin. Néanmoins, je tiens à souligner que l’Académie n’entend pas se substituer à l’Université», note le même responsable. Notons que dans le cadre de cette nouvelle dynamique, l’Académie a déjà invité près de 40 étudiants doctorants pour prendre part aux travaux de 43e session. «Nous avons voulu que ces étudiants profitent de l’expérience des chercheurs et des experts présents», souligne M. Lahjomri. Par ailleurs, il a été prévu de saisir cet événement pour lancer la nouvelle version du site web électronique de l’Académie.

Un projet lancé, rappelle M. Lahjomri, pour accompagner le développement des technologies de l’information et de communication.




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