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Abbadi souligne le rôle central des individus dans la promotion des droits de l’Homme

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Le président de la Rabita Mohammadia des Oulémas, Ahmed Abbadi, a souligné, mardi à Rabat, le rôle central des individus dans la promotion et la préservation des droits de l’Homme, à travers la prise de conscience de la responsabilité individuelle envers l’Etat et les décideurs.

S’exprimant lors d’une conférence organisée, au siège de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) sous le thème « Des droits de l’Homme aux droits de l’humanité : Lecture dans les exigences de connaissance, les dispositions contextuels et les mécanismes de traitement », M. Abbadi a indiqué que les droits de l’Homme ne sont utiles que grâce aux individus, qu’il considère comme « les porteurs » de la responsabilité de préserver et promouvoir ces droits, soulignant, à cet égard, l’importance de l’intelligence collective et sociale.

Lors de son exposé sur les droits individuels, M. Abbadi a mis l’accent sur le droit à la vie privée, devenu, au cours de la dernière décennie, inquiétant plus que jamais aussi bien pour les individus que pour les sociétés, dans un monde dominé par les entreprises multinationales qui s’adjugent les commandes des réseaux sociaux. Il a souligné à cet effet l’entrée de l’humanité dans l’étape de « l’individu souverain », capable de contrôler les moindres détails sur sa vie privée. Par ailleurs, M. Abbadi a attiré l’attention sur l’enracinement de la dimension des droits de l’Homme dans la conscience humaine depuis des temps anciens, expliquant que toutes les législations et tous les mécanismes établis pour la coexistence humaine ont émergé du concept de droit et d’équité, et que la centralité de l’individu est explicite dans les législations issues de la religion islamique et les autres religions monothéistes. Il a, en outre, fait savoir qu’à l’ère moderne, le traitement de la question des droits de l’Homme est passé par trois étapes principales qui ont eu un impact sur la formulation et la formation de ces droits tels que nous les connaissons aujourd’hui. La première est la Déclaration universelle des droits de l’Homme adoptée par les Nations Unies en 1948, puis l’étape du « cosmétique », caractérisée par l’émergence d’institutions des droits de l’Homme et l’adhésion des États à celles-ci pour obvier aux critiques relatives au non-respect de ces droits, et enfin la phase organisationnelle et fonctionnelle, caractérisée par l’efficacité, l’efficience et un niveau élevé de sensibilisation aux droits de l’Homme. Le président de la Rabita Mohammadia des Oulémas a également souligné la nécessité de mener des recherches scientifiques sérieuses conformément à une méthodologie appropriée et adaptée au contexte des droits de l’Homme, afin de passer à la troisième étape du traitement de ces droits, dénotant de ce point de vue la grande importance des systèmes d’éducation, de formation et de créativité dans la consolidation des valeurs des droits de l’Homme chez les générations montantes. Cette conférence s’inscrit dans le cadre du « Forum culturel de l’ISESCO », qui vise à constituer une plate-forme internationale pour les compétences culturelles et les élites intellectuelles, afin d’étudier les questions à caractère culturel dans les mondes arabe et islamique, et ce dans le cadre des objectifs de l’ISESCO de renforcer le travail culturel des États membres et d’en faire un levier pour le développement durable.

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