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Accord d’Agadir : plus de 1,7 milliard USD des échanges entre les pays membres

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Propos recueillis par El Houcine LAAOUANE-MAP

Le président exécutif de l’Unité technique de l’Accord d’Agadir, Fakhri El Hazayma, a révélé que le volume des échanges commerciaux bilatéraux entre les pays membres de cette plateforme économique a atteint environ 1,75 milliard de dollars en 2017, dont l’Egypte représente 67,6%, le Maroc et la Tunisie 12,9% et la Jordanie 7,2%.
Ces échanges bilatéraux portent, notamment sur les huiles et le combustible minéraux, les voitures, la métallurgie et les voitures, dont les secteurs de l’automobile, l’aluminium et la métallurgie ont connu une augmentation substantielle au niveau des exportations, soit le 1/3 des échanges bilatéraux globaux, a précisé M. El Hazayma, dans un entretien accordé à la MAP.
Evoquant les échanges entre les pays membres de l’Accord d’Agadir et ceux de l’Union européenne (UE), il a fait état d’un grand déficit au niveau de la balance commerciale, dans la mesure où, a-t-il relevé, les marchés européens constituent 44,75% des exportations des pays de l’Accord, tandis que celles de ces derniers représentent uniquement 0,57% des importations de l’UE.
Dans ce sens, il a souligné que les exportations du Maroc et de la Tunisie vers l’UE s’adjugent la part du lion du volume global de ces échanges en 2017, ajoutant que les exportations du Maroc ont atteint 42,7% du volume global, tandis que celles de la Tunisie s’étaient établies à 32% et de l’Egypte à 1% suivies de la Jordanie.
Prié de faire l’évaluation de cet Accord ayant institué cette zone de libre-échange entre les pays membres en 2001 et entré en vigueur en 2007, M. El Hazayma a estimé qu’il est encore prématuré d’en juger les résultats ou de dresser un bilan exhaustif.
Néanmoins, il a fait savoir que des rencontres de partenariat seraient prévues dans les trois prochaines années dans des secteurs porteurs et prometteurs en matière d’exportation, rappelant que la commercialisation de voitures fabriquées au Maroc, sous la houlette de l’Accord d’Agadir, relève d’une success-story, dont il faut s’inspirer dans d’autres secteurs.
D’autre part, il a souligné l’importance et l’apport du secteur privé dans les pays membres de l’Accord d’Agadir à la promotion et au renforcement des échanges avec l’UE, relevant que l’Unité technique et ses partenaires régionaux, en particulier l’Union pour la Méditerranée (UpM) et la Banque islamique de développement (BID), sont en quête de ressources pour financer le Fonds des PME.
A propos du volume des échanges commerciaux bilatéraux entre le Maroc et la Jordanie, dans le cadre de l’Accord d’Agadir, M. El Hazayma a rappelé qu’il avait atteint en 2017 environ 44 millions de dollars, dont 30 millions d’exportations marocaines à destination du Royaume Hachémite, soit le double de celles importées par le Maroc.
A cet effet, il a cité certains facteurs défavorables ayant émaillé la promotion des exportations entre le Maroc et la Jordanie, notamment l’inexistence d’une liaison maritime et aérienne directes entre les deux Royaumes, émettant le souhait de voir se concrétiser prochainement un projet de desserte aérienne directe entre Amman et Casablanca.
Par ailleurs, il a fait état du soutien de la Suède à l’Accord d’Agadir, notant que l’Unité technique a signé une convention avec l’Agence suédoise de développement de la coopération internationale destiné à soutenir l’infrastructure de la qualité et une autre convention, conclue le 4 avril 2014, avec le Conseil suédois d’agrément et d’évaluation de la conformité pour mettre en œuvre les programmes sur le plan technique.
Quant à l’adhésion d’autres pays à l’Accord d’Agadir, il a annoncé que celles de la Palestine et du Liban ont été entérinées, ajoutant que les demandes de n’importe quel autre pays membre de la Ligue des Etats arabes, de la Grande zone de libre-échange arabe ou lié à l’UE par une convention de partenariat ou de libre-échange, seront les bienvenues, précisant que ces critères sont remplis jusqu’à présent uniquement par l’Algérie, la Palestine et le Liban.
L’Accord d’Agadir, en vertu duquel a été instituée une zone de libre-échange entre les pays arabes méditerranéens, était intervenu à l’initiative du Maroc et après l’accueil favorable des autres pays membres. Cet Accord ambitionne de fédérer les efforts dans la perspective d’une intégration économique de nature à conférer du tonus à la coopération Sud-Sud.

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