Affaire Omar Raddad : des traces d’ADN « exploitables » ont été retrouvées, selon le parquet de Nice.

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Le quotidien français, Le Monde, a publié sur son site officiel que des traces d’ADN « exploitables » ont été mises en évidence dans de nouveaux prélèvements dans l’affaire Omar Raddad. Le jardinier marocain condamné pour le meurtre en 1991 de sa patronne, Ghislaine Marchal, a toujours nié ces accusations. Ces informations proviennent d’une annonce du parquet de Nice en date du 5 novembre.

 S’appuyant sur la loi du 20 juin 2014 visant à assouplir les critères pour obtenir la révision d’un procès, l’avocate de M. Raddad, Sylvie Noachovitch, avait demandé et obtenu de la part du parquet de Nice que soient ordonnés de nouveaux prélèvements sur deux portes et un chevron qui se trouvaient sur la scène du crime. C’est sur ces deux portes qu’avaient été écrites les inscriptions « Omar m’a tuer » et « Omar m’a t » avec le sang de la victime.

Le parquet assure que ces traces n’ont pas encore été exploitées et doivent l’être « dans les mois qui viennent ». Ce dernier souligne qu’il convient de « rester extrêmement prudent quant aux identités génétiques recueillies sur ces traces », qui« peuvent provenir des protagonistes de l’affaire tout autant que de manipulations ultérieures aux faits ». Me Noachovitch espère que l’exploitation de ces ADN permettra de découvrir qui est le « véritable » meurtrier.

L’espoir d’une révision du procès

Condamné pour meurtre le 2 février 1994 par la cour d’assises des Alpes-Maritimes à dix-huit ans de réclusion criminelle aux termes d’un procès controversé qui suivait lui-même une enquête et une instruction mal ficelée, M. Raddad a toujours nié avoir tué Ghislaine Marchal, riche veuve d’un équipementier automobile, assassinée le 23 juin 1991. Omar Raddad espère obtenir la révision de son procès. L’homme n’a eu de cesse de clamer son innocence.

Il en veut pour preuve deux empreintes ADN retrouvées sur les lieux du crime et qui ne correspondent pas aux siennes. La justice avait cependant refusé en 2002 un nouveau procès. M. Raddad a bénéficié d’une libération conditionnelle le 4 septembre 1998, après une grâce présidentielle partielle de Jacques Chirac.

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