Azemmour: D’ambitieux projets programmés malgré la rareté des moyens

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Le Conseil municipal d’Azemmour assure projeter de grands projets structurants et nourrir d’immenses ambitions pour la ville, après être parvenu à « dépasser le cap » des dettes accumulées sur une longue période. Au moment de son élection en septembre 2015, le Conseil devait composer avec un lourd héritage constitué d’un déficit et d’autres contraintes financières de quelque 40 millions de dirhams (MDH), ont raconté, samedi, des élus au cours d’une visite de presse dans cette paisible cité côtière.

« Le conseil municipal d’Azemmour est parvenu en moins trois années à redresser le cap de son assise financière et se projeter dans de grands chantiers structurant d’une valeur total de près de 100 millions de dirhams », ont-ils répété en chœur.Mme Najia Ouachini, 1ère vice-présidente du Conseil, a pointé « la mauvaise gouvernance à tous les niveaux qui caractérisait la gestion locale », en plus « d’un certain recul de l’esprit de citoyenneté et de l’engagement politique ».

« Les habitants ne veulent plus de discours ni de promesses, mais plutôt de compétences qualifiées, comme l’avait si bien recommandé Sa Majesté le Roi dans son son dernier discours royal, pour apporter une plus-value à une gouvernance fondée sur une vision et une stratégie répondant aux besoins réels des citoyens », a-t-elle martelé.

Disposant désormais de cinq entrées aménagées, au lieu d’une seule auparavant, Azemmour, longtemps restée à l’ombre de la ville voisine d’El Jadida, regorge d’un potentiel naturel indéniable pour booster l’activité touristique, mais aussi d’un riche patrimoine historique et culturel.

La ville d’Azemmour a amorcé, au cours des deux dernières années, une véritable métamorphose, grâce, entre autres, aux travaux de restauration des murs de l’ancienne ville, l’éclairage public de la quasi-totalité des quartiers, l’aménagement de la corniche, l’achalandage des principaux boulevards et des ruelles adjacentes.

Il s’agit aussi de l’aménagement de la place publique et des espaces verts, la requalification des rues, la création d’un souk modèle dédié aux commerçants ambulants, la restauration du stade Haj Mohamed Marouane, énumère, pour sa part, Jaffar Khamlich, 3ème vice président du conseil municipal.

« Nous avons hérité d’une commune en agonie, vivant de grosses contraintes et grévée d’un lourd passif dû au Fonds d’équipement communal (FEC) », explique, de sont côté, Mohamed Erredaf, président de la commission financière.

« Avec une recette annuelle d’une valeur globale de 36 millions de dirhams, dont 24 MDH proviennent de la TVA, la commune consacre près de 70% de son budget aux dépenses de fonctionnement », précise t-il.

« L’on imagine mal, a t-il poursuivi, comment une commune en pleine expansion démographique, peut prétendre à une bonne gouvernance de ses affaires locales, avec un excédent de 3 millions de dirhams. C’est quasiment impossible ».

Pour contourner le manque de moyens et maintenir un cercle vertueux, le Conseil est allé puiser dans son environnement immédiat et signé plusieurs conventions d’une valeur totale de près de 82 millions de dirhams avec le département de l’habitat et de la politique de la ville pour assurer la mise à niveau de la cité et la restructuration de certains des douars avoisinants, a-t-il fait savoir.

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