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Bouayach au Caire: « la gestion de la migration au Maroc repose sur le respect des droits de l’Homme

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La présidente du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), Mme Amina Bouayach a affirmé, mardi au Caire, que la gestion de la migration au Maroc repose sur une approche fondée sur les droits de l’homme, qui prend en considération la situation des migrants.
« Le Maroc a adopté une approche migratoire qui prend en compte l’approche des droits de l’homme, mise en oeuvre en réponse aux recommandations formulées par le CNDH », a indiqué Mme Bouayach, dans son discours prononcé à l’ouverture de la 12ème Conférence Biennale du Réseau des institutions nationales africaines des droits de l’Homme (RINADH).
Mme Bouayach a souligné, dans ce sens, que le Maroc a lancé deux opérations de régulation de la situation administrative des migrants en 2014 et en 2017 qui se sont soldées par la régulation d’environ 50.000 personnes, tout en accordant un intérêt particulier aux femmes et aux enfants, mettant en place un programme de renforcement des capacités des migrants qui ont décidé de résider au Maroc et lançant des réformes de l’arsenal juridique national relatif à la migration, dans son volet lié à la lutte contre la traite des êtres humains, l’asile et la migration.
La présidente du CNDH, qui préside également le groupe de travail sur la migration relevant du RINADH, a relevé que le CNDH a présenté, cette semaine, un mémorandum ayant trait à la réforme du code pénal marocain, comprenant des recommandations liées, entre autres, à l’incrimination de l’incitation à la violence, à la haine et à la discrimination et à la révision de certaines dispositions relatives à la migration.
La gestion de la question de la migration pose plusieurs défis relatifs notamment à l’adoption de politiques efficientes pour favoriser l’intégration des migrants et leur aptitude à jouir de leurs droits, ce qui requiert le renforcement de la coopération Nord-Sud et Sud-Sud, sur la base d’une solidarité agissante et sans conditions préalables, a-t-elle dit.
S’agissant du groupe de travail sur la migration du RINADH, Mme Bouayach a noté que l’assemblée générale de cette instance a adopté lundi son plan d’action, élaboré selon une approche participative et concertée.
Elle a noté par ailleurs que le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, adopté en décembre 2018 à Marrakech par plus de 160 pays, confirme l’entente de la communauté internationale en ce qui concerne la question migratoire, d’autant plus qu’il s’agit d’un pacte global basé sur une approche fondée sur les droits de l’homme.
Et d’ajouter que selon les statistiques, le nombre de migrants au niveau international reste faible et ne représentent que 3% de la population mondiale, soit 258 millions personnes en 2017.
Dans ce sens, Mme Bouayach a fait part de l’inquiétude à l’égard des restrictions imposées aux migrants dans plusieurs pays ainsi que les discours politiques incitant à la haine contre les étrangers considérés comme une source de problèmes qui entravent les processus internes de développement.
Les migrations n’appauvrissent pas les pays d’accueil, mais contribuent à leur développement, car 85% des revenus des migrants restent dans ces pays, a-t-elle noté.
Les autres intervenants ont mis l’accent sur le rôle des institutions nationales des droits de l’homme dans la mise en œuvre du Pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et ordonnée, ainsi que le suivi dans le cadre du Forum international sur la migration 2020.
Organisée conjointement par le Réseau des institutions nationales africaines des droits de l’Homme (RINADH) et le Conseil national des droits de l’Homme d’Egypte, la Conférence biennale se tient cette année autour du thème « Le pacte mondial sur les migrations : vision commune des INDH africaines, opportunités et défis de sa mise en œuvre ».
Les participants examinent, deux jours durant, les opportunités offertes par le pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulière et les défis qui pourraient entraver sa mise en œuvre dans la région africaine.
Les participants auront l’opportunité aussi d’échanger autour des moyens de promouvoir la recherche et la collecte de données précises en tant que fondement de politiques de migration basé sur des preuves.
Les débats porteront aussi sur le rôle des institutions nationales des droits de l’Homme (INDH) dans la promotion de la cohésion sociale et l’intégration dans le contexte de la migration.
Cette conférence prévoit aussi des discussions sur les plans nationaux de mise en œuvre du pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulière et sur le rôle des INDH dans la surveillance du respect des obligations en matière de protection et de promotion des droits de l’Homme.
La conférence est marquée par la participation de 44 INDH membres du RINADH, des responsables gouvernementaux, des organisations de la société civile, des institutions universitaires et des partenaires de développement.

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