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Débat à distance sur le rôle des partis de l’opposition à l’heure du coronavirus

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Le rôle des partis de l’opposition au Maroc à l’heure de covid-19 a été le thème d’un débat en visioconférence organisé dimanche soir par les organisations de jeunesse de trois formations politiques.

Organisé à l’initiative des jeunesses du parti de l’Authenticité et de la modernité (PAM), du parti du Progrès et du socialisme (PPS) et du parti de l’Istiqlal (PI), les secrétaires généraux de ces partis ont principalement abordé lors de cette conférence-débat retransmise en directe sur les réseaux sociaux, le rôle des partis de l’opposition dans la crise du Covid-19 et les perspectives de l’après crise.

Le secrétaire général du PAM, Abdellatif Ouahbi, a souligné que les circonstances exceptionnelles que traverse notre pays imposent de nous une mobilisation dans le cadre de l’effort national dans la gestion de la crise du Covid-19, “car le citoyen, a-t-a dit, a besoin aujourd’hui encore plus qu’hier, de solutions concrète pour atténuer les répercussions négatives de la pandémie qui nous menace”.

Après avoir noté que le rôle de l’opposition devrait se maintenir dans le fond des grandes problématiques du pays et que les relations avec le gouvernement doivent être basées sur la pluralité des opinions et non pas sur la confrontation, M. Ouahbi a estimé que cette crise laissera des traces sur l’économie nationale à cause des carences accumulées dans le passé, mettant en exergue la décision de SM le Roi Mohammed VI de créer le Fonds spécial pour la gestion de la pandémie du Coronavirus.

Dans ce sens, M. Ouahbi a indiqué qu’avec plus de 800.000 employés en arrêt de travail et environs 170.000 entreprises en arrêt d’activité, le Maroc devrait tirer des enseignements de cette expérience pour agir de façon efficace durant la période post-coronavirus, appelant à fournir toute l’aide nécessaire aux entreprises pour une réelle reprise économique, soutenue par l’investissement et les importations.

De son côté, le secrétaire général du PPS, Nabil Benabdellah, a souligné la contribution directe et indirecte des partis de l’opposition dans la lutte contre la pandémie du Coronavirus, incitant à davantage de solidarité pour faire face aux répercussions négatives de cette crise sanitaire, qui se feront sentir dans les mois à venir, d’autant plus que les catégories vulnérable en sortiront plus affaiblies.

Après avoir salué les initiatives de contribution à la lutte contre le Coronavirus, y compris les entreprises, les bienfaiteurs et les collectivités territoriales, M. Benabdellah a appelé à une solidarité plus soutenue et à la mobilisation de tous pour une nouvelle reprise de l’économie nationale.

A cet effet, il a noté que l’État et les acteurs socioéconomiques devraient mettre en place un nouveau contrat politique, relevant qu’un intérêt particulier devrait être accordé aux secteurs des commandes publiques, du numérique, à l’agriculture ainsi qu’à l’économie verte et à la jeunesse. “Le Maroc, fort de son Roi et son unité nationale, est en mesure d’affronter les défis en perspective”, a t-il dit.

Pour sa part, le secrétaire général du PI, Nizar Baraka, a affirmé que la confiance des Marocains dans l’État a été renforcée durant cette crise que traverse le pays grâce aux Hautes orientations du Souverain. “Mais, la problématique de la transparence en matière de politique gouvernementale demeure à l’ordre du jour. c’est pourquoi il est nécessaire d’adopter une vision futuriste pour surmonter la crise et rompre avec les politiques du passé qui favorisent les disparités sociales”, a-t-il ajouté.

M. Baraka a également relevé que ces circonstances particulières nous interpellent pour se mobiliser en vue de contrecarrer toutes les tentatives visant à nuire à l’unité nationale, appelant à davantage de mobilisation et de contribution en faveur d’une pleine solidarité.

En outre, le responsable du PI a insisté sur l’élaboration d’une “nouvelle charte sociale” à laquelle contribueront les partis politiques, les syndicats, et le patronat, loin de la confrontation et des clivages politiques contreproductifs”, préconisant entre autres un renforcement de la souveraineté économique, de la sécurité sanitaire et alimentaire, ainsi que la promotion des petites et moyennes entreprises.

La conférence a également abordé les dispositions du projet de loi N° 22.20 sur l’utilisation des réseaux sociaux et les prochaines élections législatives.

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