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Débat parlementaire sur le prix des carburants : « La Samir est une partie de la solution », selon le PPS

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Le débat sur le prix des hydrocarbures interpelle le gouvernement et son mode de gouvernance d’un secteur stratégique pour l’Etat, a souligné Rachid Hammouni, membre du Groupement parlementaire du progrès et du socialisme (GPPS). Cette déclaration a été faite lors de la session plénière, organisée hier mardi 10 juillet, pour la discussion du rapport de synthèse de la mission d’information parlementaire sur le prix des carburants.

Le député du PPS a critiqué, d’emblée, certains milieux qui veulent entretenir la confusion sur le contenu du rapport.  En fait, selon le député du Parti du progrès et du socialisme (PPS), le véritable débat concernant ce secteur doit se situer loin des approches purement technicistes qui se contentent de faire prévaloir la logique des chiffres.

Faisant allusion à ce qu’il a désigné par « les profits non-éthiques », le militant du PPS a estimé que la réponse à la crise ne devrait être que politique. Cela requiert, ajoute-t-il, un plan d’action précis fixant d’abord les priorités. Abondant dans le même ordre d’idées, le membre du Bureau politique du PPS, a indiqué que le gouvernement a beaucoup tardé pour interagir avec les recommandations et les observations des représentants de la nation, en ayant préféré de se cantonner dans le silence devant les réactions conflictuelles qui ont eu lieu lors de la publication du rapport.

 

« Le citoyen est lassé des discours du gouvernement et veut des actions concrètes », a-t-il déclaré en substance. Pour ce faire, le membre du GPPS a appelé à la réactivation du Conseil de la concurrence pour mettre un terme à cette situation.

Autre point non moins important souligné par lui, est celui de la crise de la raffinerie de la Samir. Il a ainsi invité l’Exécutif à intervenir au lieu de se contenter du rôle de spectateur, en précisant que la solution se trouve hors du cadre judicaire. « La Samir est une partie de la solution », a-t-il martelé tout en s’interrogeant : « à qui profite réellement cette situation ? », a-t-il notamment déclaré.

De son côté, Aicha Lablaq, présidente du GPPS, a souligné dans sa réplique que ce rapport de synthèse demeure un acquis pour tous les Marocains et donne une preuve tangible sur le rôle du Parlement en matière de contrôle de l’action gouvernementale.

La députée du PPS a ainsi appelé l’Exécutif à revoir sa copie en matière d’élaboration des politiques publiques afin de corriger les défaillances. Il va sans dire que les opérateurs de distribution sont les véritables bénéficiaires, eux qui ont vu leurs bénéfices augmenter de façon incommensurable et ce après la libéralisation du secteur, a-t-elle déclaré avec insistance. Et ce n’est pas tout. Aicha Lablaq a, en outre, a appelé à la mise en œuvre des dispositions constitutionnelles, en procédant par la réactivation du Conseil de la concurrence pour faire face aux pratiques de monopoles et instaurer l’égalité économique entre les différents acteurs. Comme quoi, la libéralisation du secteur ne dispense par l’Etat de ses responsabilités, celles du contrôle et de suivi des prix, la préservation du pouvoir d’achat des citoyens, tout en veillant à sauver la Société Samir, a-t-elle conclu.

 

Khalid Darfaf

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