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Doukkali radié du PPS où quand un camarade devient un cas malade!

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Décidément Anas Doukkali n’en finit pas de faire parler de lui. On voulant tenir tête à la direction de son parti, l’ancien ministre de la Santé s’est mis dans une mauvaise posture et a pratiquement définitivement brûlé sa carrière politique. Une carrière, disons-le, qu’il doit entièrement à Nabil Benabdallah, l’actuel secrétaire du parti. C’est ce dernier rappelons-le qui l’a propulsé, d’abord au sein des structures du parti à Rabat, puis député, avant de le caser à l’ANAPEC. L’ancien professeur assistant à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Rabat s’est alors vu  pousser ses ailes en héritant du portefeuille de la Santé en remplacement de Lahoucine Louardi. Vint alors le temps des ambitions démesurées et des folies de grandeur. Anas voulut ainsi devenir Kalif à la place du Kalif. Le jeunot s’est alors complètement grillé après avoir été ridiculisé en se drapant  de l’habit du politicard qui refuse de céder le maroquin. Il est devenu l’incarnation de cet antihéros que tout le monde dénonce et le profil parfait de l’incompétent désigné par le Souverain dans son dernier discours.

Aujourd’hui, Anas Doukkali ne fait plus parti des rangs du Parti du progrès et du socialisme (PPS). C`est ce qui ressort d’une correspondance qui lui a été adressée, ce lundi 28 octobre, par le secrétariat général du Parti du Livre, suite aux délibérations du bureau politique du parti.
Dans cette lettre, le PPS indique avoir déjà informé le concerné du contenu des délibérations de son bureau politique, suite à sa réunion du mardi 8 octobre, consacrée à l’évaluation de la session extraordinaire du Comité centrale.
Une réunion au cours de laquelle les membres du Bureau politique se sont arrêtés sur les irrégularités et manquements flagrants aux statuts du parti ou encore des déclarations publiques proférés par Doukkali accusant le Comité central d’avoir truqué les résultats du vote relatif à la motion du retrait du gouvernement, sans oublier son incitation au désordre et aux troubles. De tels actes constituent, selon la lettre du BP du PPS, une atteinte grave aux valeurs et principes du Parti et sont à même de nuire à sa crédibilité auprès de l’opinion publique. De même, Anas Doukkali, lit-on dans la lettre du BP, a décliné la convocation pour une séance d’explications devant avoir eu lieu vendredi 11 octobre au siège du Parti et qui lui a été adressé par la Direction nationale du parti.
En prenant en considération tous ses éléments, le Bureau politique avait accordé à l’ancien ministre de la Santé un délai d’une semaine pour présenter des excuses publiques et procéder à une autocritique objective tout en lui notifiant d’avoir reçu sa démission. Toutefois, et au lieu de se conformer aux injonctions du Parti, Anas Doukkali a préféré monter sur ses ergots en envoyant une lettre, qui a fait le tour des médias avant même de parvenir au bureau politique. Un comportement qui traduit l’indifférence totale du concerné, qui a préféré persévérer sur la voix du déni et de l’amalgame en accusant le Parti de tous les maux et nier toutes les charges qui l’accablent, souligne le secrétariat général.
Face à la persistance de ses comportements inadmissibles, le bureau politique s’est réuni, mercredi 23 octobre, pour examiner et délibérer sur cette affaire. A l’issue de cette réunion, il a considéré que Anas Doukkali s’est mis lui-même en dehors des structures du Parti et ne fait plus parti de ses rangs, conclut la missive du Bureau politique.
Au final, le bureau politique a fait savoir que le contenu de cette correspondance sera communiqué à l’ensemble des structures du Parti, notamment le Comité national du contrôle politique et de l’arbitrage.

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