Jacobs Engeneering SA mise sur le potentiel africain

La première édition de Engeneering Symposium for Africa (ESA) a eu lieu, jeudi 21 mai à Marrakech. Les organisateurs, Jacobs Engineering SA (JESA), joint-venture entre le Groupe OCP et Jacob Engineering Inc, l’un des plus grands prestataires de services techniques, professionnels et de construction au monde, veulent constituer un réseau de qualité entre les acteurs intéressés par le marché de l’ingénierie dans la région, réunir et mettre en relation les communautés de l’ingénierie, de l’industrie, de l’investissement et du financement et créer un environnement favorable pour le partage de connaissances entre les divers participants. Il s’agit également d’assurer un partage des meilleures pratiques de l’ingénierie en Afrique et de promouvoir le concept de sécurité en phases de conception et de construction. Plus de 47 pays, dont essentiellement 28 pays africains, ont été représentés au symposium.

Partage de l’ingénierie africaine locale

«Notre ambition est d’être leader mondial en ce qui concerne l’ingénierie des phosphates et dérivés et leader régional en termes d’ingénierie au sens large. Cela passe par la mise en place et le partage d’une ingénierie africaine locale utilisant un savoir-faire de haut niveau et s’appuyant sur les meilleures technologies dans le monde», explique le DG de JESA, Abdelaziz El Mellah. C’est donc avec un «ADN africain» que la firme veut se lancer à la conquête du marché mondial en mettant l’accent sur le continent.

Décision judicieuse. En effet, l’Afrique a enregistré une croissance économique forte et continue au cours de la dernière décennie. Les perspectives macroéconomiques restent favorables, grâce à un taux de croissance moyen qui s’est maintenu autour de 4,6 % en 2014. L’urbanisation galopante et le développement des moyens de production nécessiteraient près de 100 milliards de dollars d’investissements annuels avec une ventilation sectorielle : 44% pour l’énergie, 23% pour l’eau et l’assainissement, 20% pour le transport, 10% pour les TIC et 3% pour l’irrigation, selon le diagnostic des infrastructures nationales en Afrique. Le marché présente donc de grosses potentialités.




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