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Le Maroc a pu en un quart de siècle réduire de 68% le nombre de décès liés à la tuberculose

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En un quart de siècle, le Maroc a pu réduire de 68% le nombre de décès liés à la tuberculose et de 33% la prévalence de cette maladie, a souligné, jeudi à Rabat, le ministre de la Santé, Anas Doukkali.

Selon un exposé présenté par M. Doukkali sur la mise en oeuvre du Plan national de prévention et de lutte contre la tuberculose 2018-2021, le taux de succès thérapeutique a atteint 88% contre un taux mondial de 79%, alors que le taux de dépistage s’est élevé à 87% contre un taux mondial de 61%, a indiqué le ministre délégué chargé des Relations avec le parlement et la société civile, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, dans un communiqué lu lors d’un point de presse à l’issue du Conseil de gouvernement. S’agissant de la tuberculose résistante, le ministre a fait état d’un taux de succès thérapeutique de plus de 65% et d’un taux de dépistage de plus de 60%, contre des taux mondiaux de respectivement 53% et 26%. Notant que les efforts soutenus déployés par le Royaume lui ont permis de réaliser des indicateurs supérieurs aux normes internationales, M. Doukkali a insisté sur la nécessité de redoubler d’efforts pour relever les défis persistants qui sont d’ordre socio-économique (habitat insalubre, pauvreté, malnutrition, etc). Et de préciser que le Plan national 2018-2021, placé sous le signe « Ensemble pour un Maroc sans tuberculose », s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des Objectifs du développement durable (ODD) et repose sur le renforcement du système de gouvernance et la promotion du partenariat multi-sectoriel. Malgré le fait que ces indicateurs montrent que les efforts déployés durant un quart de siècle (1990-2017) ont relativement porté leurs fruits, le pays continue d’enregistrer des cas de tuberculose, a-t-il dit, faisant savoir que 30.897 cas ont été recensés en 2017 tandis que des cas de tuberculose et de tuberculose résistante sont sous traitement.

Il a dans ce sens appelé à redoubler d’efforts eu égard notamment aux défis relatifs à la baisse lente du taux d’incidence et la pénurie des ressources humaines, ainsi que la faible couverture au niveau national par un réseau de laboratoires spécialisés dans le dépistage de la tuberculose.

Il s’agit aussi de la faible contribution des établissements sanitaires du secteur privé aux services de dépistage et de traitement de la maladie de tuberculose et d’autres défis, a-t-il ajouté.

Le ministre a en outre rappelé que le Maroc a tracé des objectifs ambitieux à cet égard à savoir l’éradication et l’élimination de la tuberculose en tant que problème de santé publique à l’horizon 2030 et la réalisation d’un taux de dépistage et de succès du traitement de 90 % à l’horizon 2021, ce qui nécessitera la mobilisation de 451 millions de dirhams.

Il s’agit aussi d’atteindre un taux de dépistage de la tuberculose résistante dépassant 75 % et un taux de succès du traitement de 80 %, ce qui requiert une enveloppe d’environ 50 millions de dirhams, d’assurer des analyses de dépistage du Sida à 95 % des malades de tuberculose, de fournir à 100 % des malades de tuberculose atteints du Sida des médicaments contre le virus et de renforcer la gouvernance et développer les partenariats multi-sectoriels pour cibler les déterminants sociaux.

Selon le ministre, le budget global avoisine les 513 milliards de dirhams, dont 205 millions de dirhams seront mobilisés durant l’année 2018. Ces indicateurs statistiques sont à même de réduire le nombre des décès dus à la tuberculose de 3.200 en 2016 à 1.920 en 2021 et de porter le taux de dépistage de la tuberculose résistante de 60% à 75 %, a-t-il indiqué.

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