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« Le Petit Olivier » mise sur des acquisitions pour se développer

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La Phocéenne de Cosmétique vise un triplement de ses ventes d'ici à 2020. Elle a un projet de rachat en cours en Afrique de l'Ouest.

La Phocéenne de Cosmétique, connue pour sa marque d’hygiène-beauté Le Petit Olivier, revient sur le devant de la scène. La société vient de lancer une crème pour les mains à l’huile d’olive, la première du marché dans un flacon à pompe (les autres sont en tube). Cette innovation, vendue en avant-première chez Intermarché, avant d’être étendue chez les autres distributeurs, a fait «  un carton », assure Eric Renard, cofondateur de la société avec Xavier Padovani. Outre cette nouveauté, Le Petit Olivier a imaginé, pour ses vingt ans, une campagne télévisée originale « Respectons la beauté », témoin de ses engagements.

Créée à Salon-de-Provence en 1996, La Phocéenne de Cosmétique a fait partie des pionniers des produits d’hygiène à base d’ingrédients naturels dans la grande distribution. Elle est une des rares PME sur ce secteur face aux géants comme L’Oréal ou Johnson & Johnson, avec un chiffre d’affaires de 18 millions d’euros (+19 % en 2015) pour un résultat net de 3 %. «  Depuis le début, nous nous sommes engagés dans une démarche de développement durable, tout en refusant les tests sur animaux », relève Eric Renard.

Qualité des ingrédients
C’est un savon vendu dans du papier kraft, laissant passer les odeurs, qui l’a fait connaître. La qualité des ingrédients reste une priorité. Ses laits ou crèmes sont fabriqués à partir d’olives achetées aux producteurs du Sud et transformées en partie dans son moulin du Gard. L’huile d’argan vient du Maroc, fournie par une filière écoresponsable. Les noix de karité sont ramassées via des coopératives au Burkina Faso et au Mali. « En ce moment, nous avons plus de difficultés à nous approvisionner en raison des événements dans ces pays. Nous sommes en train de monter une filière via le Sénégal », note le dirigeant.

Portée par ce retour aux produits naturels et artisanaux, l’entreprise espère tripler ses ventes d’ici à 2020, à 50 millions, dont un tiers à l’export (contre 24 %). Après l’Europe ou l’Equateur, elle vise notamment l’Asie. Pour accélérer, la société n’exclut par la croissance externe avec en discussion un projet de rachat en Afrique de l’Ouest.

La fabrication est assurée en majorité par les laboratoires Gilbert, qui détiennent 33 % du capital, le reste appartenant aux deux fondateurs. Le Petit Olivier possède un laboratoire de R&D à Salon-de -Provence. « Nous améliorons sans cesse nos formules en fonction des découvertes, reprend Eric Renard. Nous avons été les premiers à retirer les parabènes de nos produits. »

 

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