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« Lumières africaines, l’élan contemporain » présenté à Marakech

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« Lumières africaines, l’élan contemporain » est l’intitulé du livre cosigné par André Magnin et Mehdi Qotbi et qui réunit pour la première fois les artistes de toute l’Afrique, vient de paraître aux éditions Langages du sud.

Cet ouvrage exceptionnel, qui offre un panorama de l’art contemporain africain à l’échelle du continent, Maghreb compris, célèbre l’unité culturelle africaine à travers le regard de deux figures du monde de l’art qui cosignent le livre: Mehdi Qotbi, qui préside depuis 2011 la Fondation nationale des musées, et André Magnin, commissaire d’exposition et expert internationalement reconnu, qui a constitué The Pigozzi Collection, un fonds de 15 000 œuvres entièrement dédié à l’art africain.
En quelque 200 pages, « Lumières africaines, l’élan contemporain » rassemble les biographies de 84 artistes accompagnées des images de leurs œuvres les plus marquantes. Ce périple visuel à travers la richesse créative du continent mêle les précurseurs: William Kentridge (Afrique du Sud), Abdoulaye Konaté (Mali), Chéri Samba (République démocratique du Congo), Oumar Ly (Sénégal), Romuald Hazoumè (Bénin), aux générations plus récentes : Zoulikha Bouabdellah (Algérie), Soly Cissé (Sénégal), Pieter Hugo (Afrique du Sud), Mouna Karray (Tunisie) et Youssef Nabil (Egypte), entre autres, fait savoir le communiqué.
Particulièrement présent dans l’ouvrage, l’art du Maroc réunit Ahmed Cherkaoui et Mohamed Kacimi, les pères de l’art moderne du Royaume, et les grands noms de la scène actuelle: Mohamed El Baz, M’barek Bouhchichi, Hassan Darsi, Hassan Hajjaj ou encore Fatiha Zemmouri, ajoute-t-on.
« De par sa situation géographique, le Maroc s’est nourri de diverses influences étrangères. Nous sommes avant tout Africains. Et l’Afrique, qui est au cœur de l’évolution artistique mondiale, participe à l’explosion de la créativité, d’un langage universel. De nombreux artistes, parmi les plus grands, se sont nourris du continent : Picasso, Giacometti, Modigliani, Kandinsky », souligne Mehdi Qotbi.  « Toute la force et la nouveauté de l’approche des artistes résident dans la liberté qu’ils se sont octroyée. L’Afrique est porteuse d’inédits et assume son originalité dans ses différences. Les collectionneurs privés, les institutions publiques et privées, les galeries… découvrent l’art de ce continent. Ce continent n’a pas fini de nous surprendre par sa créativité et ses œuvres d’art éblouissantes de connaissances et d’invention « , témoigne, pour sa part, André Magnin.
L’écrivain et penseur ivoirien Yacouba Konaté, président honoraire de l’Association internationale des critiques d’art, explique dans la préface de cet ouvrage que ce dernier « réunit les artistes par-delà les limitations géopolitiques et rappelle que les déserts du Sahara ou du Kalahari ne sont pas tant des frontières que des zones de passage. En donnant la parole aux générations qui, dès le début des années 1960 jusqu’à la nouvelle vague des créateurs, reconfigurent la scène artistique en Afrique, cet ouvrage devient un document de travail qui s’ouvre comme une porte sur l’avenir ».
Le livre sera présenté le 24 février prochain à Marrakech à l’occasion de la Foire d’art contemporain africain.

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