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Musiciens de rue arrêtés, Badr Mouataz et Mehdi Achataou enfin libres

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Enfin les deux musiciens de rue, arrêtés après un accrochage avec des agents d’autorité venus les déloger pour « nuisances sonores », et ont comparu jeudi devant un tribunal à Casablanca, ont été libérés après le retrait de la plainte des riverains. Cette affaire avait suscité émoi et indignation au Maroc, aussi bien dans les milieux culturels que chez les défenseurs des droits humains.
L’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH) a exprimé dans un communiqué son « soutien absolu » aux musiciens arrêtés, condamnant leur « interdiction et arrestation ». Elle avait également appelé à leur libération et à la fin des poursuites.
Une affiche montrant les mains d’un pianiste menottées, accompagnée du message « l’art de rue n’est pas un crime », est devenue virale sur les réseaux sociaux.
Badr Mouataz et Mehdi Achataou, âgés respectivement de 25 et 28 ans, ont été interpellés par « treize agents d’autorité » alors qu’ils se produisaient à la place des Nations unies, dans le centre-ville de Casablanca, selon leur avocat.
Un accrochage avait eu lieu avec ces agents venus appliquer une décision d’interdiction des musiciens se produisant sur cette célèbre place, pour réduire les « nuisances sonores ».
Les prévenus, dont le matériel a été confisqué, sont poursuivis en état d’arrestation pour « violences sur des agents d’autorité » devant le tribunal de première instance d’Ain Sebaa.
Selon une copie du procès verbal, des éléments des Forces auxiliaires ont déclaré que les prévenus avaient réagi avec « agressivité » face aux ordres d’interdiction. « Ce sont des accusations fallacieuses », a fustigé l’avocat de la défense.

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