Ouverture à Tanger de la 14ème édition du Forum MEDays

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Les travaux de la 14ème édition du Forum MEDays (2-5 novembre) se sont ouverts, mercredi à Tanger, sous le thème, « De crises en crises: vers un nouvel ordre international? », avec la participation du président de la République du Liberia, Dr George Weah, comme invité d’honneur.
Placée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, cette édition sera l’occasion de débattre des principaux sujets géopolitiques, économiques et sociaux qui agitent la planète: guerre en Ukraine, conflits et instabilité en Afrique, tensions dans l’Indo-Pacifique, crises alimentaire et énergétique, inflation, changements climatiques…
Après deux années d’absence, en raison des contraintes sanitaires, le Forum MEDays donne de nouveau rendez-vous à une communauté de 230 distingués intervenants, venus de 80 pays, ainsi qu’aux experts et aux observateurs attentifs et curieux des relations internationales, portant le nombre de participants attendus à 5.000.
S’exprimant à cette occasion, le président de l’Institut Amadeus et fondateur du Forum MEDays, Brahim Fassi Fihri, a souligné que « MEDays est avant tout un forum du Sud. Un forum pour les Africains et par les Africains ».
« C’est à travers ce prisme que nous devons regarder le monde qui vient », a-t-il dit, rappelant que depuis la dernière édition du forum, il y a deux ans, « une crise sanitaire doublée d’un choc économique a secoué les économies mondiales », alors que la guerre en Ukraine « paralyse gravement les institutions multilatérales de paix et de sécurité et perturbe les échanges mondiaux concernant les matières premières ».
En ce sens, a soutenu M. Fassi Fihri, les pays africains plus que nuls autres ont besoin d’avoir des garanties de la communauté internationale. « Nous sommes les pays de la première ligne sur la question du climat et nous devons poser cette problématique au centre des prochains échanges de la COP de qui se tient à Sharm el Cheikh », a-t-il souligné.
A cet égard, a-t-il poursuivi, les pays africains, de même que le Maroc, guidée par la Vision de SM le Roi Mohammed VI, ont choisi d’agir en responsabilité, de tendre la main entre frères du continent africain pour construire une Union Africaine plus forte.
« Le Maroc prend toute sa place dans cette dynamique et le forum MEDays a toujours souhaité contribuer à cet élan et le renforcer par ses contributions », a-t-il relevé.
Dans cette même veine, le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Chakib Alj, a affirmé que « la coopération entre les pays africains est primordiale. Elle l’est encore plus aujourd’hui dans le contexte économique mondial que nous traversons ».
« Il va sans dire que s’il y a bien un moyen d’accélérer l’émergence du continent africain, c’est bien l’investissement et le co-investissement. Et qui dit investissement, dit d’abord un climat des affaires favorable surtout dans un contexte mondial marqué par l’incertitude », a souligné M. Alj.
« Une amélioration de l’environnement des affaires continental, et la facilitation de l’accès au financement sont plus que jamais des impératifs fondamentaux », a-t-il soutenu.
Pour sa part, le président du Conseil de la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Omar Moro, a fait observer que « le choix de la thématique de cette édition du MEDays, qui a pour tradition d’examiner les grandes problématiques auxquelles font face les décideurs dans les pays du Sud, reflète une prise de conscience profonde de l’acuité et de la taille des chocs actuels et du poids de la responsabilité qui nous incombe tous ».
Et de rappeler que les défis que doit surmonter le continent africain, et les pays du Sud en général, « nous imposent de faire preuve dès maintenant de courage et d’une forte détermination pour mener des investissements intelligents et qualitatifs (…) à même d’avoir un impact positif sur les générations futures ».
M. Moro s’est ainsi attardé sur la crise hydrique due aux changements climatiques et le gaspillage, estimant qu’elle pourrait exacerber l’insécurité alimentaire dans dans de nombreux pays africains si une action collective n’est pas prise pour élaborer des solutions innovantes et pratiques.
A cet égard, il a fait remarquer que le Maroc, grâce à la Vision éclairée de SM le Roi, a fait de l’eau une priorité absolue dans ses politiques publiques pour les prochaines années étant donné corrélation étroite de cette ressource vitale avec la sécurité alimentaire, la croissance, le développement et la prospérité de la société ainsi que la réduction des disparités sectorielles. 

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