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Réaction mesurée du Maroc au Rapport de Ban Ki-moon

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Enfin le Maroc a réagi officiellement au rapport du secrétaire général des Nations Unies. Et comme prévu, la réponse de Rabat est intervenu à travers l’agence officielle la Map. Ainsi et en réponse à une question de la MAP sur la réaction du Royaume du Maroc au rapport sur le Sahara marocain que le Secrétaire Général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, vient d’adresser au Conseil de Sécurité, l’Ambassadeur, Représentant Permanent du Royaume auprès des Nations Unies, M. Omar Hilale, a répondu que le Maroc prend note de ce rapport.

Il a indiqué que le Royaume a beaucoup de remarques sur son contenu et se réserve le droit d’y revenir. L’Ambassadeur a ajouté que pour le moment, la priorité est à la résolution que le Conseil de Sécurité devrait adopter à la fin de ce mois, et que le Maroc se concentre actuellement sur les consultations et les négociations qui l’entourent.
La même agence à donné le temps de la réaction très mesurée du Royaume, contrairement à la précipitation de certains médias, par une dépêche qui fait un compte rendu rationnel du rapport. Ainsi, lit-on dans cette dépêche « 
le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a réitéré son appel pour le recensement des populations dans les camps de Tindouf, au sud-ouest de l’Algérie, et recommandé la prorogation de 12 mois, jusqu’au 30 avril 2017, du mandat de la MINURSO. »
« Je réitère mon appel en faveur d’une considération continue en vue de l’enregistrement des populations dans les camps de Tindouf et invite à des efforts dans ce sens », insiste Ban dans son rapport, dans lequel il reconnaît que la vie publique dans le Sahara marocain se déroule « de manière pacifique y compris lors des grands événements dans les zones urbaines ».
Le Secrétaire général des Nations Unies, ajoute la dépêche de l’agence, a également reconnu que pour ce qui est des provinces du sud, les dernières élections régionales et communales s’étaient déroulées « sans incident », ajoutant avoir été informé par le Maroc que « les 12 nouvelles régions, y compris celles de Dakhla et Laayoune, seront dotées de larges prérogatives, y compris la mobilisation des ressources financières et la mise en place d’agences de développement ».
La Map tient a rappelé que Ban Ki-moon a souligné la visite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à Laayoune, au mois de novembre 2015, et à Dakhla en février 2016.
A cette occasion, souligne le rapport du SG de l’ONU, Sa Majesté le Roi avait souligné que le plan d’autonomie au Sahara « est le maximum que le Maroc peut offrir. Son application reste tributaire de l’impératif de parvenir à une solution politique définitive dans le cadre des Nations Unies ».
Sur le volet des droits de l’Homme, le rapport du SG de l’ONU rappelle aussi que le Haut commissaire des Nations Unies pour les droits de l’Homme avait déployé une mission technique à Laayoune et Dakhla du 12 au 18 avril 2015, notant que cette mission avait été précédée par des rencontres avec des responsables gouvernementaux à Rabat, qui avaient permis au Haut commissaire onusien « d’avoir une meilleure compréhension » de la situation des droits de l’Homme dans le Sahara marocain.
Toujours à propos de l’ouverture et de la diligence avec lesquelles le Maroc interagit avec les procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme, le document fait état de quatre invitations adressées par les autorités marocaines dans ce sens. Au sujet de l’action du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH), les antennes de cette institution à Dakhla et Laayoune, relève le rapport, « continuent de déployer un large éventail d’activités », portant notamment sur l’organisation des activités liées au renforcement des capacités, ajoutant que lesdites antennes « continuent aussi à préparer des rapports et à soumettre des recommandations sur certaines questions des droits de l’Homme aux autorités compétentes ».
Abordant la situation dans les camps de Tindouf, le SG de l’ONU fait état de pratiques esclavagistes et de revendications, dans ce sens, de personnes souffrant de cette situation.
Ban Ki-moon revient également sur « les frustrations » des populations de Tindouf, un constat d’autant plus alarmant au regard « de l’expansion des activités des réseaux criminels et extrémistes ». Toutefois, le rapport, qui s’alarme de la situation humanitaire dans les camps de Tindouf, passe néanmoins sous silence les détournements des aides internationales, comme en attestent les conclusions sans appel du rapport de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF).
Le rapport OLAF, rappelle-on, identifie clairement les mécanismes bien rodés de détournement par les séparatistes de l’aide humanitaire internationale destinée aux séquestrés de Tindouf, au sud-ouest de l’Algérie. Des millions d’Euros sont siphonnés chaque année par les chefs du polisario pour leur propre enrichissement.
Il convient de noter que le rapport de Ban Ki-moon pêche par ses tentatives visant à établir de fausses équivalences entre un Etat souverain et une entité non-étatique, fait dans la précipitation en faisant référence à l’arrêt de la cour européenne en feignant d’ignorer que la procédure d’appel est en cours et qu’elle est loin d’être finale et passe sous silence le rôle de l’Algérie dans la perpétuation de l’impasse que connait la question du Sahara.(MAP) MAP  231224 GMT Avril 2016 

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