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Sahara : on s’achemine vers un compromis soigneusement pesé.

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La dernière sortie de Washington sur le dossier du Sahara, révèle la nature fragile des relations entre les États-Unis et le Maroc. L’avant-projet de loi a proposé au Conseil de sécurité de l’ONU par Washington rejoint clairement la position du Polisario et de l’Algérie.

L’avant-projet recommande le retour immédiat des éléments de la composante civile et politique de la Minurso retirée par le Maroc en mars dernier. Washington précise par ailleurs que la principale mission de la Minurso est l’organisation de référendum au Sahara Occident. La surveillance du cessez-le-feu instaurée en 1991 entre le Maroc et le Polisario est une composante de la mission de ces Casques bleus.

Il convient de faire remarquer que la quintessence de cet avant-projet rejoint une partie du dernier rapport que secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a remis au Conseil de sécurité sur la situation du Sahara Occidental.

Après des discussions serrées entre les pro et anti Maroc, on s’achemine vers une résolution est un compromis soigneusement pesé. Ainsi, le mandat de la Minurso serait prolongé de douze mois sans modification.
Le Conseil votera vendredi, 29 avril, sur ce projet de résolution, un jour plus tard que prévu pour permettre aux pays membres d’en débattre plus longuement, selon des diplomates.
L’ambassadeur russe Vitali Tchourkine a estimé devant des journalistes que les discussions sur ce texte « ne seraient pas faciles ». Après une première discussion du projet à huis clos au Conseil, il a estimé qu’il y avait « une marge d’amélioration » et que certains pays membres cherchaient à durcir le texte.
La Mission est l’objet d’une vive querelle entre Rabat et le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. Irrité par des propos de M. Ban Ki Moon. Elle a été déployée en 1991 pour surveiller un cessez-le-feu et préparer un referendum d’autodétermination. Ce mandat expire fin avril.
Dans le projet de résolution, le Conseil « souligne la nécessité urgente pour la Minurso de retrouver sa capacité à fonctionner pleinement ».
Il demande à M. Ban, dans un délai de quatre mois, de lui dire si la mission est désormais apte à fonctionner à plein. Le Conseil se déclare prêt, si ce n’est pas le cas, « à envisager les meilleurs moyens de faciliter la réalisation de cet objectif ». Le texte ne prévoit cependant aucune sanction ni mesure coercitive pour forcer le Maroc à revenir sur sa décision.
Une précédente version du texte fixait un délai de deux mois seulement.
Le Conseil demande aux deux camps — le Maroc et le Polisario soutenus par l’Algérie — de « poursuivre des négociations (…) sans conditions préalables ».
Rabat propose un plan d’autonomie sous sa souveraineté, alors que le Polisario réclame un référendum d’autodétermination.
Selon des diplomates, la résolution est un compromis soigneusement pesé. Le Maroc, soutenu notamment par la France, souhaitait un renouvellement pour 12 mois sans condition, alors que plusieurs membres du Conseil (Etats-Unis, Royaume-Uni, Venezuela, Angola, Uruguay, Nouvelle-Zélande) voulaient s’assurer que la mission soit à même de remplir son mandat. Ces pays craignaient d’encourager d’autres Etats hôtes de missions à se débarrasser de leurs Casques bleus.

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