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Télémédecine: la SMT lance des activités au niveau de trois centres de santé

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La Société marocaine de télémédecine (SMT) à lancé, lundi, les activités de téléconsultation au niveau de trois centres de santé situés dans des zones rurales qui connaissent une situation d’enclavement sanitaire.

Ces activités bénéficient, ainsi, aux centres du ministère de la Santé situés au village d’Anfgou (4.500 habitants/province de Midelt), à Imilchil (9.000 habitants/province de Midelt) et à Zaouïat Ahensal (10.900 habitants/province d’Azilal), indique un communiqué de la SMT.

Les activités de téléconsultation, couplées à la fourniture de médicaments, vont permettre aux populations de ces trois localités de bénéficier de prestations médicales assurées à distance et en temps réel par des médecins enseignants relevant de l’Université Mohammed VI des Sciences de la Santé, basée à Casablanca.

Grâce aux équipements technologiques installés par la SMT, les patients relevant des localités concernées auront la possibilité, avec l’aide d’un professionnel de santé basé localement et dûment formé aux pratiques de télémédecine, de bénéficier de téléconsultations assurées par des médecins spécialisés dans différentes disciplines médicales (pédiatrie, gynécologie-obstétrique, dermatologie, pneumologie néphrologie, médecine interne..) choisies conformément au profil épidémiologique des sites en question, note le communiqué.

Les équipements installés au niveau des centres de santé permettront ainsi aux médecins basés à Casablanca de procéder à la téléconsultation dans des conditions similaires à celles de la médecine conventionnelle, ajoute le communiqué, notant que la possibilité de communication en visioconférence, ainsi que les dispositifs médicaux connectés (tensiomètre, électrocardiogramme, thermomètre, dermatoscope) permettront aux médecins d’effectuer leurs consultations puis de proposer aux patients une prise en charge adéquate.

Pour assurer une prestation complète et intégrée, la SMT souligne que les centres de santé ont été dotés, à l’occasion de cette phase pilote, de médicaments de première nécessité pour répondre aux besoins des patients, notamment ceux relevant du Régime d’Assistance Médicale (RAMED).

Ces activités s’inscrivent également en prévision des problématiques d’accès aux soins des population des zones concernées durant la période hivernale, a fait savoir la même source, précisant que les activités de télémédecine au niveau de ces localités seront étendues à trois autres sites courant novembre. Il s’agira des localités d’Ait Tamlil (20.300 habitants), relevant de la province d’Azilal, de Taliouine (6.800 habitants), relevant de la province de Taroudant, et de Talsint (16.000 habitants), relevant de la province de Figuig.

Cette phase initiale, destinée à éprouver le concept de la télémédecine en milieu rural enclavé, permettra de capitaliser sur une véritable expérience sur le terrain et en conditions réelles, permettant par la suite le lancement d’un projet pilote couvrant une trentaine de sites dans le courant du premier semestre 2019, ajoute la même source, faisant remarquer que la deuxième étape verra l’implication des hôpitaux régionaux relevant du ministère de la Santé, en tant que hubs régionaux de télémédecine répartis sur le territoire national.

Ainsi, les médecins relevant desdits hôpitaux assureront les futures activités de téléconsultation, permettant ainsi au corps médical de l’Université Mohammed VI, en sa qualité de hub national, de se dédier à la télé-expertise pour les cas la nécessitant.

Ambitionnant à terme la couverture de 160 communes rurales et d’une population de près de 2 millions de personnes connaissant un enclavement sanitaire important, ce projet a été réalisé dans le cadre d’un partenariat public-privé associant plusieurs acteurs, à savoir les ministères de la Santé, de l’Intérieur et de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ainsi que les services médicaux relevant de l’Inspection générale des Forces Armées Royales, l’Agence nationale de Réglementation des Télécommunications et l’Université Mohammed VI des Sciences de la Santé.

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