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Un plan diabolique du polisario dans la région Sahélo-Saharienne

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Par Farid Mnebhi

Au regard de ce qui se passe actuellement dans la zone sahélienne (Mali, Niger et Burkina Faso), il est acquis que l’Etat Islamique au Grand Sahara (EIGS) s’enracine fortement dans cette région en proie à de multiples attentats meurtriers et où les communautés locales sont mobilisées à leur soi-disant cause.

Cette zone, dite des trois frontières, ou Liptako-Gourma, a vu 140 soldats maliens tués, 71 militaires nigériens fauchés par les balles de ces terroristes mais aussi la mort de 13 soldats français de la force « Barkhane ». Toutes ces attaques ont été revendiquées par l’EIGS, dont le chef n’est autre qu’Adnane Abou Walid al-Sahraoui, originaire des camps des séquestrés sahraouis marocains de Tindouf, installé dans cette zone avec l’appui d’une partie de la communauté peule nomade, même si aujourd’hui il recrute dans toutes les communautés.

La liaison entre le mouvement séparatiste de Brahim Ghali et les djihadistes a été étayée par la récompense de 5 millions de dollars annoncée, vendredi 4 octobre 2019, par le Département d’Etat américain en échange d’informations permettant d’identifier ou de localiser Adnan Abou Walid al-Sahraoui.

Cette réalité ne fait que confirmer que le polisario est bien devenu le pivot central d’une nouvelle vague de terrorisme que risque de connaitre cette partie du continent africain et nul ne peut ignorer aujourd’hui, que le polisario en est la cheville ouvrière d’une nouvelle vague de terrorisme que risque de connaitre cette partie du continent africain.

En effet, des chefs du polisario sont en contact direct avec les mercenaires syriens et étrangers arrivés sur le sol libyen et sahélien et ce transfert de champs de bataille du Moyen-Orient vers l’Afrique du Nord et subsaharienne aura plusieurs conséquences notamment la déstabilisation de l’Afrique du Nord et l’alimentation du terrorisme au grand Sahel et ce, au moment où l’hydre terroriste gagne surtout du terrain en Afrique où ses franchises sont réparties entre la Corne de l’Afrique, l’Afrique du Nord et de l’Ouest.

Des centaines de combattants djihadistes, venus des fronts irakien et syrien, se trouvent actuellement dans la bande du Sahel pour y imposer leur diktat à la commande de certains pays qui prônent l’instauration d’un Khalifa ou un islam chiite pro-iranien, profitant de la conjoncture économique et sécuritaire défavorable dans les cinq pays africains du Sahel (Tchad, Niger, Burkina, Mali et Mauritanie).

Des terroristes défaits au Moyen-Orient ont également pu rejoindre l’Algérie, le Soudan et la Libye et posent une sérieuse menace à la sécurité internationale, notamment à travers ses filiales en Asie et en Afrique.

En plus, les Etats côtiers d’Afrique de l’Ouest constituent ces derniers temps une plaque-tournante de la drogue dure et du trafic des armes à feu en provenance notamment d’Amérique Latine et il a été mis en lumière les liens étroits qu’entretiennent les groupes terroristes présents au Sahel avec les nombreux trafiquants de drogue et d’armes.

Il a été confirmé que, selon un des proches de l’ex-baron colombien, Ernesto Báez était en relation directe et étroite avec des éléments du polisario, qui avaient des liens avec certains régimes d’Amérique latine, et sont actuellement impliqués dans le trafic de cocaïne et des armes à feu acheminées par ce canal.

Dans le même contexte, de nombreuses ONG’s révèlent l’existence d’un plan pour relocaliser l’organisation Daech en Afrique du Nord et sur toute l’étendue du Sahara, avec l’appui du polisario avec pour objectif de fusionner tous les mouvements jihadistes du Sahel et les frères musulmans de l’Egypte pour le contrôle des régions situées au Sud du Maroc, de la Mauritanie, de l’Algérie, de la Tunisie, de la Libye, jusqu’à l’Egypte.

S’agissant, enfin, de l’intervention de la Turquie en Libye et les autres alliances, de part et d’autre, elles constituent un autre catalyseur pour l’embrasement des régions africaines.

Tel est le véritable visage de cette organisation terroriste qu’est le polisario et de ses parrains algériens qui ne cherchent qu’à faire main basse sur les Etats africains pour gérer en toute quiétude leurs richesses humaines et économiques à des fins strictement personnelles et également à menacer les autres continents.

Il est donc fortement recommandé à tous les Etats épris de paix, de tolérance religieuse et de savoir vivre en toute quiétude de prendre toutes les mesures qui s’imposent à l’encontre des éléments du polisario qui s’agitent sur leur sol, notamment en les expulsant vers l’Algérie, sa marraine.

 

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